Notre Dame des Landes : Vigilance et détermination des opposants , par le CéDpa et l’ACIPA
Déclaration Chine-France sur le climat : rien de contraignant, rien de bien nouveau !, par Maxime Combes (ATTAC)
La déclaration commune des présidents chinois et français, ce lundi 2 novembre, a été saluée par François Hollande comme un « pas majeur » vers un accord « désormais possible ». La lecture du texte, et des formulations utilisées, incite à beaucoup plus de prudence.
La presse salue déjà une déclaration en faveur d’un « accord contraignant » à la COP21 (lire la déclaration ici). Pour Ségolène Royal, du voyage en Chine, la déclaration franco-chinoise est « un engagement solide, ambitieux & porteur d’espoir ». A moins de quatre semaine de l’ouverture de la COP21, les superlatifs sont de sortie comme en témoigne Laurence Tubiana, en charge des négociations pour la France, qui salue rien de moins qu’un « moment historique » et « un coup d’accélérateur » en vue de la Conférence de décembre. Qu’en est-il ?
Rappelons tout d’abord que ce texte n’est qu’une déclaration conjointe, entre deux présidents, comme il en existe de très nombreuses, sur de très nombreux sujets, et qu’elles n’ont pas de statut contraignant. Les engagements énoncés n’ont guère plus de valeur que des déclarations politiques traditionnelles. Qui se souvient qu’il existe « un partenariat bilatéral » entre la France et la Chine qui a été établi dans une Déclaration commune datant de 2007 ? S’il ne faut pas minorer la portée d’une telle déclaration – ce n’est pas tous les matins que nous avons des déclarations présidentielles conjointes portant sur le défi climatique – il est important de ne pas la surestimer non plus.
Contraignant ?
Devoir de vacances n° 22 : André GORZ : L’idéologie sociale de la bagnole, 1973
Un texte fondamental à (re)découvrir . . .
A lire jusqu’au dernier paragraphe !
Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villas sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux.
La chose est assez communément admise, s’agissant des villas sur la côte. Aucun démagogue n’a encore osé prétendre que démocratiser le droit aux vacances, c’était appliquer le principe : Une villa avec plage privée pour chaque famille française. Chacun comprend que si chacune des treize ou quatorze millions de familles devait disposer ne serait-ce que 10m de côte, il faudrait 140 000 km de plages pour que tout le monde soit servi ! En attribuer à chacun sa portion, c’est découper les plages en bandes si petites – ou serrer les villas si près les unes contre les autres – que leur valeur d’usage en devient nulle et que disparaît leur avantage par rapport à un complexe hôtelier. Bref, la démocratisation de l’accès aux plages n’admet qu’une seule solution : la solution collectiviste. Et cette solution passe obligatoirement par la guerre au luxe que constituent les plages privées, privilèges qu’une petite minorité s’arroge aux dépens de tous.
Notre Dame des Landes : nous plantons, ils se plantent !
Le gouvernement s’est engagé l’an dernier à ne pas « débuter les travaux avant l’épuisement de tous les recours juridiques déposés ». Son premier ministre préjuge depuis plusieurs semaines que ces recours seront perdus : il avance de manière répétée que les travaux démarreront quoi qu’il arrive au second semestre 2015. Il revient ainsi sur les engagements pris en laissant entendre qu’il n’attendra pas effectivement l’épuisement des recours, qui est pourtant censé inclure l’ensemble des appels et pas seulement le passage en premier instance.
De plus des pressions continuent sur certain-e-s des plus anciens habitant-e-s de la zone comme en témoigne la nouvelle assignation au tribunal pour demander l’expulsion de la famille HERBIN
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Pour en finir avec les plans de licenciements pour une alternative au capitalisme et au productivisme Déclaration commune d’ATTAC, les Alternatifs et le NPA Texte diffusé lors de la manifestation de Quimper du 2 novembre 2013
Le vrai visage du capitalisme
Doux, Gad, Marine Harvest, Boutet-Nicolas… Des milliers d’emplois supprimés dans le secteur agro-alimentaire qui représente le tiers des emplois industriels de la Bretagne. Au nom de la « concurrence libre et non faussée » de l’Europe libérale, le patronat se livre au dépeçage de notre industrie sans se soucier des dégâts sociaux et humains que cela entraine: chômage, bas salaires, précarité sociale toujours plus grande. Mais cette crise est aussi la faillite d’un modèle économique productiviste marqué par la fuite en avant et le refus de prendre en compte les impératifs écologiques.
L’agriculture et les productions agro alimentaires bretonnes subissent la concurrence de pays européens qui, comme l’Allemagne ou le Danemark, (suite…)
Axe Castres Toulouse : refusons l’attentisme
Il y a encore peu, les partisans du projet autoroutier concédé payant nous promettaient le début de l’enquête publique pour la rentrée.
Rien ne s’est passé.
Rien ne pouvait se passer, puisque la commission Mobilité 21 a laissé ouvertes les caractéristiques et le financement de l’aménagement, qui devront être décidés dans le cadre du futur Contrat de plan Etat-Région (CPER) 2014-2020.
Ce nouveau contexte est une bonne nouvelle puisqu’il offre l’opportunité de relancer le débat sur l’infrastructure dont le bassin Castres Mazamet a réellement besoin pour son dynamisme économique.
L’avenir ne saurait être un vide qui signerait l’abandon du territoire et de ses habitants. Des besoins se sont exprimés, en termes de fiabilité de l’axe, de sécurité, de gain de temps et des solutions alternatives existent. (suite…)
Cet aéroport ne se fera pas ! La terre aux paysans ! On ne lâchera rien ! Vinci dégage ! Intervention de Jean-François Pélissier à Notre Dame des Landes dimanche 4 août
Quel succès ! Pour la quatrième fois en moins d’un an, nous sommes encore aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers présents à Notre Dame des landes pour affirmer notre opposition à la bétonisation de centaines d’hectares de terres agricoles pour construire un aéroport inutile au regard de l’existant et des besoins.
Et le moins qu’on puisse dire c’est que rien ne nous aura été épargné. Des brutalités et intimidations policières de l’opération César avec son millier de gendarmes, CRS et garde-mobiles au harcèlement juridique des opposants, des intimidations, mensonges et calomnies aux tentatives de division de la résistance populaire, les promoteurs locaux et nationaux, gouvernement Ayrault en tête, n’ont pas lésiné pour briser l’opposition et la résistance de toute une population.
Bravo aux habitants de Notre Dame des landes et des communes d’Erdre et Gesvre toujours aussi mobilisés, bravo aux ZADistes qui ont résisté malgré des conditions climatiques difficiles, bravo aux paysans et à la Confédération paysanne qui, à chaque coup dur, ont répondu présents par centaines et donné pleinement sens à cette première jacquerie du 21ème siècle pour la défense de la terre nourricière, bravo à chacune des 70 organisations, associations, syndicats et partis politiques, de la coordination des opposants au projet d’aéroport.
Oui, l’épreuve de force voulue par le gouvernement Ayrault est aujourd’hui en échec. Mais notre combat commun (suite…)
RN 126 : un financement public pour l’aménagement de l’existant
Communiqué de Presse :
Castres le 10 juillet 2013
Le 9 juillet, le premier ministre a annoncé que c’est par un contrat plan état région que nous pourrons aménager la RN 126. Un financement public est donc possible, ce qui répond à ceux qui nous ont qualifiés d’irresponsables quand nous le défendions.
Depuis la prise de position récente du parti socialiste tarnais, la gauche dans son ensemble rejette désormais clairement l’autoroute concédée payante, position que nous argumentons depuis 4 ans.
Pour satisfaire aux exigences de sauvegarde des terres agricoles, de diminution des gaz à effet de serre, de promotion des transports en commun et du fret ferroviaire, du développement économique local, une 2×2 voies entre Castres et Toulouse n’est aucunement nécessaire, pourvu qu’un travail efficace soit réalisé pour (suite…)
Autoroute Castres –Toulouse : un projet non prioritaire pour la commission mobilité 21. Communiqué du collectif RN126
Suite à la remise du rapport de la Commission 21 sur le Schéma National des Infrastructures de Transports, nous publions ce communiqué du Collectif RN126.
Les Alternatifs du Tarn œuvrent
– pour un travail unitaire des forces opposées au projet d’autoroute concédée ou de mise en 2×2 voies gratuite
– et pour l’émergence d’un Collectif de soutien aux Alternatives à l’autoroute. (cf; http://alternatifs81.fr/?p=8667)
C‘est l’expression collective de ce cadre unitaire qu’ils souhaitent favoriser rt mettre en avant, plutôt que leur propre expression.
Autoroute Castres –Toulouse
Un projet non prioritaire pour la commission mobilité 21
Communiqué 15 juin 2013 COLLECTIF RN126
Depuis le 12 juin dernier le rapport de la commission mobilité 21 sur le SNIT est finalisé et a été remis le 15 juin au ministre des transports comme annoncé par le président DURON*.
Sur le projet d’autoroute concédée Castres -Toulouse les conclusions de la commission sont sans équivoque : Une autoroute entre Castres et Toulouse n’est pas une priorité.
Pour le collectif RN126 « La conclusion de la commission n’est pas une surprise , car la véritable priorité aujourd’hui, c’est d’utiliser les deniers publics avec raison, en améliorant le réseau routier existant pour le rendre plus performant, en développant des services de transport en commun adaptés au bénéfice du plus grand nombre ». (suite…)