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Sep 26

Déclaration de solidarité avec le peuple Catalan des organisations indépendantistes des nations sans État sous domination française

Publié le mardi, 26 septembre 2017 dans International, Langues Régionales et minoritaires, Libertés, Non classé

A l’occasion d’une marche de solidarité avec le peuple catalan sur le Menez Bré en Bretagne, dans le cadre de l’université d’été de la Gauche Indépendantiste Bretonne, a été rendu public un document unitaire. Il s’agit d’un manifeste de solidarité avec le peuple catalan signé par de nombreuses organisations évoluant dans les nations sans état sous domination française. Il souligne les implications dans l’état français du processus catalan et appelle à renforcer le mouvement de solidarité avec le peuple catalan.

Manifeste de solidarité avec le peuple catalan.

   Le 1er octobre, le peuple catalan est invité à se prononcer sur l’indépendance de la Catalogne dans le cadre d’un référendum auto-organisé dont la légalité est contestée par le pouvoir Espagnol.

Les mesures d’intimidation diverses se succèdent : perquisitions des entreprises susceptibles de fabriquer du matériel de vote, déploiement ostensible de l’armée et de la police espagnoles, tentative d’interdiction du site internet de promotion du référendum, convocation judiciaire de plus de 700 élus s’étant engagés à favoriser dans leurs communes la tenue du vote, restrictions du droit de réunion…

Nos organisations implantées dans des nations sans état sous domination française tiennent à réaffirmer leur soutien :   

  • Au droit inaliénable et légitime du peuple catalan à choisir sans contrainte et sans peur son avenir.

  • Son droit à proclamer à l’issue de ce vote une république catalane indépendante.

Par ailleurs, elles invitent les démocrates, les peuples et les travailleurs du monde et en premier lieu dans l’état français à exprimer publiquement leur soutien au peuple catalan qui fait vaciller par sa détermination à voter un régime monarchique vieillissant issue de la dictature franquiste.    (suite…)

Sep 11

Préface (par EDWY PLENEL) au « Manifeste pour une France de la diversité » de Jean-Michel Le Boulanger


Vice-président de la région Bretagne chargé de la culture, l’universitaire Jean-Michel Le Boulanger publie ces jours-ci, aux éditions Dialogues, un Manifeste pour une France de la diversité. C’est peu dire que cet essai revigorant, venu de Bretagne et habité par le monde, tombe au bon moment, face aux tentations du repli et de la division. Sollicité par son auteur, j’ai accepté avec enthousiasme de le préfacer. Dans la misère ordinaire des discours politiques, voici enfin une parole qui nous élève et nous relève.

88530760_p   De Bretagne et du monde, le Manifeste pour une France de la diversité de Jean-Michel Le Boulanger sera en librairie le 15 septembre. Mais vous pouvez d’ores et déjà le commander sur le site de son éditeur brestois, les éditions Dialogues (c’est ici). Géographe à l’Université de Bretagne Sud, président des Fêtes maritimes de Douarnenez de 2000 à 2010, auteur de nombreux ouvrages, dont un remarqué être breton ? (Editions Palantines, 2014), Jean-Michel Le Boulanger est depuis 2010 vice-président de la région Bretagne, chargé de la culture et de la communication (plus d’informations ici, là et encore là).

Nous avons fait connaissance fin 2014, lors d’un débat organisé par la librairie La Droguerie de Marine de Saint-Malo autour du thème : Identités méprisées, revendiquées, assumées. Ironiquement, l’invitation à cette rencontre était illustrée par un dessin qui associait deux vieux symboles de ces mépris, la Bretonne Bécassine (baptisée Labornez…) et l’Africain Banania (celui du Y’a bon…). Passionnant, cet échange a mis en évidence nos profondes convergences et nos communes références sur cette question essentielle de l’imaginaire mobilisateur capable de faire reculer les haines et les peurs qui, aujourd’hui, minent la France (lire ici sur le blog de Jean-Michel Le Boulanger).
Mais ce Manifeste d’aujourd’hui va bien au-delà. Au seuil de l’année électorale, celle de la présidentielle et des législatives, Jean-Michel Le Boulanger propose un texte que peuvent s’approprier toutes celles et tous ceux qui entendent faire levier de cette question du divers et du pluriel pour refonder une République réellement démocratique et authentiquement sociale. C’est cet enthousiasme pour un essai inspiré de hauteur et habité de littérature que j’ai essayé de faire partager dans la préface. Je la republie sur Mediapart pour vous inviter à lire ce Manifeste, à le partager largement et à le discuter infiniment.

De l’air, enfin ! Si longtemps que nous attendions ce Manifeste. accueillons-les-refugies Nous ? Toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus de cette guerre que, d’en haut, l’on invite la France à se faire à elle-même, à son peuple qui est foncièrement pluriel, à son histoire qui est tissée du monde.

A l’orée de temps électoraux qui risquent de donner la part trop belle aux semeurs de peurs et aux prêcheurs de haine, Jean-Michel Le Boulanger fait souffler sur notre politique un vent de Bretagne salvateur. Depuis l’expérience bretonne, il pose la question française.

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Juil 25

L’Occitan, ça ne sert à rien !

Publié le lundi, 25 juillet 2016 dans Langues Régionales et minoritaires

Publié dans Confluences 81 n°114. Mai 2015

 

conflu_smileyC’est cela qu’ils t’ont dit ? Tu en es sûr ? Oui évidemment tu en es sûr, puisqu’ils se sont moqués. Et que tu en as souffert. Et que tu en souffres encore…

 Ainsi tu apprendrais des choses inutiles ? Et idiotes par dessus le marché ? L’occitan ? A l’école ??? Mais ça ne sert à rien ! Même les vieux ne le parlent plus ! Ne te fâche pas… Ils ont raison.

Ça ne sert à rien. Sauf à savoir, précisément… sans le moindre risque que ce savoir te « serve ».

Les belles choses ne sont pas serviles. Elles se drapent d’inutilité. Comme l’arc-en-ciel, l’écume qui chuinte, le crépuscule qui flamboie. C’est leur beauté. Et leur grandeur.

Ça ne sert à rien. Sauf à apprendre que ces belles choses sont la vie même. Libres. Sans l’imposture de l’efficace, la tromperie des « utiles » prétentieux.

Ça ne sert à rien. Sauf à te connecter avec le monde. Je veux dire… ome-d-ocle vrai. Pas celui des connexions bidon, qui n’existent que pour qui les vendent. Celui de la poussière et des étoiles, du houx et des lézards, des poissons insaisissables et beaux.

Celui qui fait mal lorsqu’on trébuche. Qui réjouit par l’oiseau qui chante, affermit par le serpent qui glisse.

Ça ne sert à rien ? Évidemment. Sauf à te protéger du désir qu’ils t’imposent, qui ne sera jamais le tien, mais femna-d-ocauquel ils veulent te réduire : être un jour (et dès aujourd’hui) un rouage docile, obéissant, bien formaté.

Garde le secret dans ton cœur.

Et puis non, ne le garde pas.

Dis-leur à tous.

Car nous ne serons jamais de ceux qui taisent les trésors qui dorment, même en ceux qui n’en voudront pas.

Jérôme V.

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Nov 9

Etat espagnol/Catalogne: « Droit de décider, maintenant », face au «front anti-sécessionniste», par Jaime Pastor

Publié le lundi, 9 novembre 2015 dans Langues Régionales et minoritaires, Libertés

Junts pel Si [Ensemble pour le Oui] et la CUP [Candidature d’Unité Populaire] ont présenté au Parlement de Catalogne une proposition de déclaration pour aller « vers un État indépendant ayant une forme de république » moyennant un «processus de déconnexion démocratique, soutenu et pacifique avec l’État espagnol», accompagné d’un « processus constituant citoyen, participatif, ouvert, intégrateur et actif pour préparer les bases de la future Constitution catalane ». Cette proposition de déclaration a suscité de virulentes diatribes de la part de la majorité des forces politiques et des médias proches de l’État.

Parmi les dénonciations, celles accusant la déclaration de constituer un «coup d’État» (Alfonso Guerra – membre du PSOE et vice-président du gouvernement de décembre 1982 à janvier 1991 – dixit) ou un « coup porté à l’État » (El Pais) sont parmi les plus clémentes. Nous avons rapidement constaté une brutale réactivation de ce qu’il y a de pire dans le nationalisme espagnol face à ce qu’ils considèrent comme une menace à «l’unité de l’Espagne». Il y a même eu des appels à la suspension immédiate de l’autonomie catalane et, comme on pouvait s’y attendre, une diabolisation de la CUP à cause de son anticapitalisme.

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Nov 3

Langues dominées : « Comment les langues du peuple ont été rendues illégitimes. . . » Marie-Jeanne VERNY*

Publié le mardi, 3 novembre 2015 dans Langues Régionales et minoritaires

ome-d-oc

Après la triste farce cogérée par le PS et la Droite à propos de la Charte européenne, un ancien article de l’Huma, toujours  actuel :

En juin 1794, on ne parle exclusivement le français que dans 15 départements, sur 83. Il a donc fallu une volonté politique implacable pour l’imposer dans toute la France. Mais en éradiquant quasiment l’usage des langues régionales, c’est une part du patrimoine culturel qui a été effacée. 

Faire comme si deux langues ne pouvaient pas cohabiter a constitué le fondement de la politique linguistique en France depuis la Révolution. L’Ancien Régime refusant l’accès des classes subalternes à l’instruction au motif que cela créerait des déclassés et mettrait en péril l’ordre social, l’acquisition du français – celui des élites – devint une sorte de bastille à prendre, de sésame pour avoir droit à la parole. 

La Révolution de 1789 est une révolution bourgeoise, et les républiques qui l’ont suivie le sont tout autant. Ainsi, c’est la multiplication, dans le Sud-Ouest, au printemps 1790, de révoltes paysannes dont les autorités locales affirment qu’elles n’ont pu les empêcher du fait que les émeutiers ne comprennent pas le français qui amène l’abbé Grégoire, prêtre rallié au tiers état et devenu député de la Convention, à préparer un « Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir le “patois” et d’universaliser l’usage de la langue française ». 

Supprimer le « patois », c’est ôter un écran entre les masses et la parole normative des nouveaux maîtres. Non sans naïveté, ceux-ci se disent : quand ils parleront comme nous, ils penseront comme nous et ne bougeront que dans les limites que nous leur fixerons. 

Les langues autres que le français n’ont jamais été ressenties comme une menace pour l’unité territoriale de la France. Ce qui est en jeu est fondamentalement d’ordre social. Et ce n’est pas la peur mais un grand mépris qui accompagne l’illégitimation de toute pratique langagière non conforme à celle des dominants. 

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Juin 5

IDENTITÉS, RÉGIONS, NATIONS

Publié le vendredi, 5 juin 2015 dans Langues Régionales et minoritaires

Alternatives et Autogestion salue la victoire obtenue par le mouvement occitaniste après une semaine de grève de la faim de D. GROSCLAUDE, Conseiller Régional d’Aquitaine. La création d’un Office Public de la Langue Occitane avec la participation de l’État, peut permettre de nouvelles avancées pour la défense et la promotion des langues régionales. 

Par ailleurs, François Hollande remet  dans le débat la question  des langues régionales et de la ratification de la Charte européenne visant à leur sauvegarde. Sans trop d’illusions sur les engagements du Président de la République, dans ce domaine comme dans d’autres, Alternative et Autogestion, favorable à la ratification de la Charte européenne,  défend les positions suivantes:

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IDENTITÉS, RÉGIONS, NATIONS

ome-d-ocAlternatives et Autogestion (A&A) prend en compte, pour la construction d’identités individuelles et collectives, l’héritage de l’histoire, le genre, les traits culturels et linguistiques, la place des individus dans les rapports de production.
Aucune identité ne peut être considérée comme unidimensionnelle. Le fil conducteur de notre action est la lutte pour les émancipations collectives et individuelles, donc contre l’exploitation capitaliste, les aliénations, discriminations et oppressions.

Nous refusons les concepts identitaires basés sur “le sol et le sang”.
Les communautés humaines sont pour nous communautés de destin, donc ouvertes. Partisans du droit du sol dans l’hexagone nous le sommes aussi en régions, et condamnons sans appel les slogans comme “les arabes dehors” ou “les français dehors” défendus par telle ou telle frange nationaliste !

Nous constatons l’existence, dans notre pays, de communautés linguistiques et culturelles fruit de l’histoire donc d’une construction identitaire commune. Cette reconnaissance ne se perçoit pas comme globalement antagonique à la « communauté de destin » qu’a été la nation française, pas plus qu’aux identités de genre ou de classe.

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Sep 17

Pour les Alternatifs, les combats pour l’émancipation peuvent se décliner dans toutes les langues, et la reconnaissance de droits pour des communautés linguistiques est légitime


ome-d-oc

Langues des régions et des Peuples sans État: un juste droit.

Mercredi 11 septembre, les députés européens réunis en plénière à Strasbourg se sont prononcés clairement en faveur de la diversité linguistique en approuvant le rapport pour les langues menacées rédigé par François Alfonsi, eurodéputé corse.

Ce rapport prône, au niveau de l’Union Européenne comme dans les Etats membres, le déploiement de politiques ambitieuses et volontaristes de revitalisation des langues concernées. Il appelle en particulier les Etats membres – comme la France – qui ne l’ont pas encore fait à ratifier et mettre en œuvre la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires. 

Les députés européens ont approuvé ce rapport à une majorité écrasante (92%) Sur les 700 députés qui ont pris part au vote, seulement 29 se sont abstenus et 26 ont voté contre. Parmi les opposants une moitié de députés français. 

Pour les Alternatifs, les combats pour l’émancipation peuvent se décliner dans toutes les langues, et la reconnaissance de droits pour des communautés linguistiques est légitime. En France ils est temps que ces droits soient garantis, dans l’Enseignement, les médias, la signalétique…

Les Alternatifs poursuivront leur engagement dans ce combat, parie intégrante d’une alternative sociale et écologique.

Les Alternatifs, le 18 septembre 2013

 

Juin 17

CHARTE MUNICIPALE ET INTERCOMMUNALE DES ALTERNATIFS POUR LES ÉLECTIONS DE 2014


 Les Alternatifs se sont dissous en mars 2015, mais leurs idées subsistent. . .
Un des buts d’Alternatives et Autogestion est de contribuer à « faire vivre » les idées des Alternatifs, en favorisant leur mise en actes. . . Nous remettons en avant ici, la « CHARTE MUNICIPALE ET INTERCOMMUNALE DES ALTERNATIFS POUR LES ÉLECTIONS DE 2014  »

Des idées à reprendre, à approfondir, à mettre en œuvre.
Alternatives et Autogestion 81

La lettre des élus Alternatifs n°66 mai 2013

Lisez désormais en ligne « La Lettre des élus Alternatifs et des acteurs locaux ».
Abonnement indiqué dans chaque numéro couplé avec « Rouge et Vert », le journal des Alternatifs.

SOMMAIRE de ce numéro spécial :
CHARTE MUNICIPALE ET INTERCOMMUNALE DES ALTERNATIFS POUR LES ELECTIONS DE 2014 (suite…)

Mai 5

Face à la crise perpétuelle, un autre monde est possible


Tract des Alternatifs-Isère du 1er mai

stnazaire7mars111Augmentation du chômage et des inégalités

Depuis des mois, le chômage en France progresse continuellement. Il est actuellement de 11%. Depuis sa création, en trois ans, le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté de 13%(1). La France compte 3,6 millions de mal-logés(1). Les conditions de travail se dégradent : le nombre de victimes de maladies professionnels a beaucoup augmenté : entre 2005 et 2010, il est passé de 5 000 à 51 000(2). Les inégalités augmentent : par exemple, entre 2008 et 2010, la tranche des ménages des 10% plus pauvres a vu ses revenus baisser de 1,1%, alors que celle des 10% les plus riches a vu les siens augmenter de 4,3%(1).

Où en sont les promesses de Hollande ? Le gouvernement ne s’attaque aucunement à ces maux. Il renonce à la plupart de ses promesses électorales : - loi sur l’interdiction des licenciements pour les entre-prises faisant des profits ; - amnistie pour les militants syndicaux et associatifs ; - renégociation du traité européen ; - droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales. À la place, il fait voter la loi « sécurité et (suite…)

Jan 30

Une refondation de l’éducation pour le 21e siècle, par Gilbert DALGALIAN


Mercredi 6 février, Gilbert DALGALIAN tiendra une Conférence débat à CASTRES, (20h 30 Bourse du Travail) sur le thème « Démocratie, Souverainetés, Autogestion ». http://alternatifs81.fr/?p=7299

Nous publions sa dernière contribution, écrite en prévision du prochain Furum Social Mondial de Tunis

144-4455_IMG-222x300Une refondation de l’éducation pour le 21e siècle doit prendre en compte les critères suivants :

  1. – les enfants issus aujourd’hui ou demain des systèmes éducatifs devront affronter les défis tout au long du siècle : l’éducation doit les préparer pour les 80 prochaines années ;

  2. – ces défis de taille – écologique, social et économique, alimentaire, énergétique et la crise démocratique – concernent lourdement les pays du Sud, mais aussi les populations pauvres du Nord et des pays émergents ; ce qui rend urgente une éducation de tous à la solidarité, à la créativité et à l’autonomie ;

  3. – l’éducation à la citoyenneté ne peut plus se contenter désormais des cours traditionnels d’éducation civique : la citoyenneté doit se construire dans un vécu quotidien et une pratique permanente à (suite…)