90 jours après la fuite de Compaoré, aidé par ses complices du gouvernement français, où en est-on au Burkina ? Essai de bilan d’étape : La situation post insurrectionnelle est complexe. Le gouvernement et le Conseil National de Transition (CNT), ont été mis en place. Toutes les assemblées territoriales ont été dissoutes. La plupart étaient dirigées par des équipes du CDP, le parti de Blaise Compaoré. Des délégations spéciales s’installent peu à peu, composées de fonctionnaires des différents services (santé, agriculture…), de « personnalités de la société civile »…. La mobilisation n’est pas retombée ou pas complètement, c’est un aspect très positif. Ainsi, par exemple, deux ministres ont été contraints à la démission. L’un, celui de la Culture, trois jours seulement après sa prise de fonction. Il avait été un des procureurs dans l’affaire Norbert Zongo, qui avait décrété un non lieu. L’indignation populaire a obtenu son départ. L’autre, celui des Transports et des Infrastructures, après une plus longue mobilisation, des agents de son ministère notamment. Il a un passé peu clair, il a été emprisonné aux Etats-Unis pour des soupçons de malversations, il est accusé de pratiques non transparentes dans l’attribution des premiers marchés. Exit donc !!
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