La 50ème…
Castres, le 18 octobre 2006
… réunion de quartier organisée par le maire de Castres, P. Bugis : elle s’est tenue le 12 octobre dernier à la MJC des Salvages, pour les Salvages et les hameaux de Tournemire, Galibran, Teillède, etc…
Le déroulement est à présent parfaitement au point : serrage de mains avant la courte introduction fixant les objectifs de la réunion, puis le diaporama commenté en direct par le maire pour indiquer que la commune n’augmente pas son taux d’imposition et que, malgré cela, il y a des travaux (pour rattraper le retard accumulé par les municipalités précédentes, explique-t-il). (suite…)
A propos de l’espace dit de « La Faïencerie »….
Castres, le 29 septembre 2006
A PROPOS DE L’ESPACE DIT DE « LA FAÏENCERIE » A L’ALBINQUE DE CASTRES
Ce vaste espace, derrière l’église St Jean St Louis, abrite en particulier des artistes et artisans d’art (cf. article dans CASTRES MAGAZINE n° 94) ainsi que la Maison de Quartier de l’Albinque.
Suite au décès du propriétaire, il semble bien que cet îlot va être mis en vente : il serait opportun pour la ville d’acquérir ces terrains (en exerçant son droit de préemption).
Ainsi pourrait être aménagé, en concertation avec les habitants du quartier et de la ville, ainsi qu’avec tous les artisans locaux, un espace urbain à dominante culturelle, associative et festive et peut-être un musée de la faïencerie.
Il semble que les Castraises et les Castrais devraient être très vite consultés sur le devenir de cet espace, et tout particulièrement les habitants de l’Albinque et de sa périphérie. L’aménagement de la « Faïencerie » serait fait en lien avec celui de tout le quartier qui pourrait devenir un des plus attractifs de la ville.
Contre la fusion GDF/Suez
Castres, le 8 septembre 2006
CONTRE L’OUVERTURE TOTALE DES MARCHÉS DU GAZ ET DE L’ELECTRICITÉ !
CONTRE LA FUSION GDF/SUEZ !
Salariés et usagers sont prévenus : si besoin, le gouvernement passera en force au Parlement pour imposer l’ouverture totale des marchés du Gaz et de l’Electricité et la fusion GDF/Suez. Ne spéculons ni sur les nuances publiques apparues au sein de la droite, notamment entre Villepin/Breton et Sarkozy qui, au mieux, ne diffèrent que sur l’opportunité du calendrier à quelques mois des présidentielles, ni sur la volonté politique de la direction du PS de s’y opposer jusqu’au bout. Là encore, c’est largement affaire de circonstance électorale. (suite…)
Pour créer un collectif… candidatures antilibérales unitaires
Castres, le 6 septembre 2006
POUR CREER UN COLLECTIF SUD TARNAIS EN VUE DE CANDIDATURES ANTILIBERALES UNITAIRES
Le Groupe local Tarn sud des Alternatifs 81 appelle les citoyennes et les citoyens qui souhaitent des candidatures antilibérales unitaires aux élections législatives et à la présidentielle de 2007 à participer à la réunion officielle de fondation du collectif sud tarnais. Cette rencontre se tiendra le vendredi 8 septembre à 18h à la Bourse du Travail de Castres.
La nouveauté, cette fois…
Paru dans le numero 62 de Confluences.
La nouveauté cette fois, ce sont ces appareils souffleurs d’air frais qui ont rendu l’atmosphère plus respirable (au sens propre évidemment), mais dont le bruit m’a privée d’une partie des débats… Bah, faut-il vraiment le regretter ?
SUSPENSION…
… de séance à propos de la délibération intitulée « Développement durable – délégation de service public local de production et de distribution d’énergie calorifique – choix du délégataire et contrat de délégation ». Le Maire a proposé d’ajourner cette délibération, car la filière bois du Tarn risque d’être perturbée par l’installation de « Granudoc » dans une autre région que Midi-Pyrénées et peut-être cela pourrait-il avoir une influence négative sur l’approvisionnement en bois des chaudières. B. Raynaud et B. Desveaux ont tenté de montrer que les deux projets n’étaient pas liés, que le dossier présenté à la délibération de l’assemblée municipale ne méritait pas d’être retardé. D’où la suspension de séance ! Vous ne savez pas comment ça se passe ? Une partie des conseillers disparaît dans la salle des mariages, d’autres vont fumer leur cigarette à l’extérieur, d’autres restent sur place et discutent avec le public. Et puis tout le monde revient et le Maire annonce que la discussion sur cette délib est maintenue. La discussion a lieu et la délib est votée à l’unanimité ! Il est rare que Pascal Bugis revienne sur une proposition (ici l’ajournement) qu’il a déjà énoncée : je n’ai pas demandé, mais je suppose que les journalistes n’étaient pas autorisés à laisser traîner leurs oreilles dans la salle des mariages… Qu’est-ce qui a bien pu se dire ? Cela cache-t-il quelque chose de non dit ? Quelle est la stratégie du Maire dans cette affaire ? (suite…)
Refuser la société de répression…
Castres, le 1er septembre 2006
REFUSER LA SOCIETE DE REPRESSION ET DE DELATION DE SARKOZY : UNE URGENCE SYNDICALE ET PEDAGOGIQUE
Dès la session extraordinaire de septembre du parlement, va être examinée la loi dite « de prévention de la délinquance », véritable clé de voûte du système liberticide et de ségrégation social construit par le gouvernement, en cohérence avec les lois Perben I et II, « Sécurité » quotidienne puis intérieure, CESEDA… et avec la remise en cause de l’ordonnance de 1945. Les Alternatifs du Tarn appellent à se mobiliser pour faire échec à cette loi qui parachèverait la société sécuritaire répressive et de contrôle social, sans tirer les conséquences de la mobilisations des jeunes des banlieues, la lutte contre le CPE et remettrait profondément en cause la nature des missions, des obligations, des responsabilité et des pratiques des enseignants comme des autres personnels de l’EN et des travailleurs sociaux …
Ces lois transformeraient les enseignants en informateurs pas toujours conscients, l’école en système de fichage et de surveillance sociale. Les nouveaux pouvoirs dans le traitement individuel des situations seront d’autant plus dangereux qu’ils s’exercent sur tous les secteurs concernant la jeunesse (et ce dès le plus jeune âge) et la famille. Le dispositif impliquera tous les personnels contraints de mettre en commun leurs informations, y compris confidentielles (« secret partagé »). Ces mesures exclusivement répressives, pouvant aller jusqu’à l’enfermement des jeunes, et instituant comme sanctions pénales… l’exécution de travaux scolaires, sont présentées comme une solution aux difficultés des élèves et des enseignants. Ces réponses sécuritaires pour des jeunes en construction ne feront qu’aggraver les tensions en détruisant l’indispensable relation de confiance entre les élèves et les adultes des équipes.
FAIRE ECHEC AU VOTE DE LA LOI ET RESISTER
D’ores et déjà les travailleurs médico-sociaux lancent mot d’ordre de résistance en appelant à boycotter tous les fichiers et à ne transmettre aucun renseignement susceptible de stigmatiser et pénaliser les familles. Des maires ont déjà fait savoir qu’ils refusaient ce dispositif. Les Alternatifs du Tarn invitent l’ensemble des maires et des parlementaires à prendre position ainsi que les personnels enseignants directement concernés par ces nouveaux dispositifs qui transforment les conditions d’exercice de leur métier à :
- se mobiliser immédiatement pour le retrait de la loi
- entrer en résistance : en étant particulièrement circonspect sur les rapports concernant les élèves, en refusant les demandes de l’administration et des maires (boycott de la base élève et autre fichages, signalements…)
- construire des solidarités entre tous le personnels qui refuseront de mettre en place ces projets liberticides
- se joindre aux actions impulsées par le collectif national unitaire contre la délation ¡
(site national : http://www.abri.org/antidelation/_Collectif-National-Unitaire_ ).
Encore une loi qu’il faudra abroger
La loi sur l’immigration votée par les deux assemblées affiche l’objectif d’adapter l’immigration aux besoins des entreprises et de la société française. Elle conditionne la délivrance, la durée et le renouvellement des cartes de séjour aux contrats de travail et rend encore plus difficile les mariages mixtes et le regroupement familial.
Une hypocrisie majeure domine cette politique de l’immigration. Chacun sait que de nombreux secteurs de l’économie française continueront à utiliser une main d’œuvre d’autant plus fragilisée qu’elle est clandestine et que cette loi dont l’objectif affiché est la réduction de l’immigration illégale contraindra en réalité encore plus d’immigrés à la clandestinité.
L’action de ce gouvernement est guidée par la volonté de rendre plus flexible les structures de la société, notamment de démanteler le droit du travail et de diminuer dans le même temps le coût du travail. Cette flexibilité s’est traduite en précarité pour l’ensemble des travailleurs.
C’est la deuxième loi sur l’immigration de Sarkozy (la première date de novembre 2003). C’est la première fois qu’un ministre de l’Intérieur fait voter deux lois sur l’immigration dans la même législature. Rappelons que Sarkozy a fixé l’objectif de 25 000 expulsions en 2006, après avoir atteint près de 20 000 expulsions en 2005. La circulaire commune des Ministres de la Justice et de l’Intérieur du 21 février 2006 a pour seul but de contribuer à la réalisation de cet objectif : faire du chiffre pour montrer aux électeurs un pouvoir fort et efficace.
La période préélectorale n’y est certes pas étrangère. Les thèmes rebattus des dangers d’une immigration soi-disant envahissante, ceux de l’insécurité attribuée aux jeunes de banlieue, ainsi que l’amalgame avec l’islamisme y sont habituellement agités. Et ce au grand plaisir de Le Pen. En tout cas utiliser ces thèmes dans le débat public banalise le Front national et rend respectable l’intention de vote en sa faveur. A trop jouer politiquement avec le feu…
Liban et Palestine
Cet été 2006 a été l’un des plus dramatiques de l’histoire récente du Moyen-Orient.
En quelques semaines, l’agression israélienne a tué plus de 1000 personnes et en a blessé plus de 30 000 à Gaza et au Liban.
Près d’un million de personnes sont déplacées, soit le quart de la population du pays. Les autres, sans argent ou sans point de chute, attendent les prochaines bombes.
Les gouvernements actuels en Israël et aux USA organisent au Moyen Orient la destruction massive de tout espoir de paix, contribuant, ainsi, finalement, à mettre aussi en danger l’existence de l’état d’Israël !
La proposition de résolution franco-américaine sur le Liban ménage l’état d’Israël , renvoie dos à dos les deux « parties » avec une absurde symétrie entre agresseurs et agressés, et marque l’alignement de la diplomatie française sur celle des USA..
Ce projet a été rejeté, sous sa forme actuelle, par le gouvernement libanais qui a présenté un plan en 7 points faisant consensus dans le peuple et toutes les organisations du pays.
Les Alternatifs appellent toutes les forces politiques à se joindre aux rassemblements qui seront organisés dans le Tarn pour exiger :
- un cessez-le feu immédiat et sans conditions,
- l’ouverture de pourparlers en vue d’aboutir à une paix négociée, juste, durable, et répondant aux aspirations des peuples et respectant leur souveraineté,
- le retrait immédiat des troupes d’invasion, et la formation sous l’égide de l’ONU d’une commission d’enquête destinée à faire toute la lumière sur le massacre de Cana.
L’inégalité des chances.
Paru dans le numero 61 de Confluences.
Notre premier ministre, De Villepin (d’ailleurs d’où elle lui vient, cette particule ridicule !!), est donc passé en force, avec le 49-3 pour faire passer la loi sur l’égalité des chances. Il est ensuite venu nous dire qu’il nous avait écouté (le tout sur TF1, quelle ironie !!!), qu’il était ouvert au dialogue, etc. (Le blabla habituel quoi !!). On parle beaucoup du CPE, peut être un peu trop d’ailleurs, ce qui occulte la majorité de cette loi sur légalité des chances.
Pour commencer, à l’article 2, ça commence bien, en instaurant l’apprentissage à 14. Il l’instaure, certes, avec de jolies phrases, mais en décalage total avec ce qu’est la réalité au sein des établissements : « Les élèves suivant une formation d’apprenti junior peuvent, à tout moment, après avis de l’équipe pédagogique et avec l’accord de leurs représentants légaux et jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire mentionnée à l’article L. 131-1, mettre fin à cette formation et reprendre leur scolarité dans un collège, y compris leur collège d’origine, ou un établissement d’enseignement agricole ou maritime. » En clair on va voir des enfants qui risquent de faire des passages dans l’apprentissage, qui n’auront servi à rien, et que le système classique, avec les moyens nécessaires aurait pu accompagner. Cet apprentissage va de toute façon s’adresser aux élèves en difficulté scolaire, qui ont besoin de temps et d’un accompagnement, pour apprendre le « socle commun de connaissance », or ces enfants seront amenés à avoir des périodes en entreprises qui de ce fait diminueront le temps de présence à l’école, Il s’agit de la création d’une filière poubelle, pour des enfants amenés à ne savoir ni lire ni écrire ni compter… L’apprentissage en tant que tel est ainsi passé de 16 à 15 ans… 16 était l’âge normal où les ados allait au lycée, quels établissements vont s’occuper des enfants entre 15 et 16 ans ? Avec quels moyens ? Les entreprises, elles, bénéficient d’un crédit d’impôt de 100 € par semaine et par apprenti… L’enseignement et la recherche, eux, survivent avec des crédits réduits à une peau de chagrin. (suite…)
Conseil municipal de Castres du 23 mai 2006
Paru dans le numero 61 de Confluences.
La routiiiiiine !
Candida ROUET
Tout le monde s’en souvient : 1) Tous les hommes sont mortels ; 2) or Socrate est un homme ; 3) donc Socrate est mortel
Les biscuits pour la presse et les élu-e-s, un compte administratif distribué sur place, quatre camemberts explicatifs projetés à droite du buste de Marianne, la traditionnelle partie de ping-pong Guérineau-Bugis, j’en ai déjà suffisamment parlé dans mes précédents comptes rendus pour n’y point revenir. Les thèmes forts ayant suscité débat au fil des délibérations : les cadeaux au privé (CORAC et commerçants du centre ville, collège et lycée Barral, foire économique), les subventions aux associations des quartiers en stagnation et celles à l’éducation dans le public en baisse, le déséquilibre entre le centre et les quartiers périphériques. Pas de quoi s’enthousiasmer, même avec des formules comme « vous voulez rallumer la guerre scolaire ? » (suite…)
