Où est la vraie racaille?
Castres, le 4 novembre 2006
Il y a un an… Le 27 octobre 2005, un groupe de jeunes se fait courser par les policiers. Trois d’entre eux, paniqués, se réfugient dans un transformateur. Un seul en sortira vivant, gravement brûlé. Quelques jours avant, Sarkozy avait traité les jeunes des cités de « racaille », à nettoyer au Kärcher (avant de les électrocuter avec les nouveaux pistolets Täser ?). Comme souvent, il a couvert la version des flics. On connaît la suite : trois semaines d’émeutes, l’état d’urgence et de nouvelles lois répressives pour bientôt… (suite…)
Le prochain grand cru : glycérol et copeaux de bois ?
Castres, le 23 octobre 2006
Après s’être attaqué à l’agriculture biologique (en allégeant son cahier des charges, tolérant même la présence d’ OGM), la Commission européenne ouvre un nouveau chantier de dérégulation et de déréglementation, celui du secteur viticole.
Elle nous prépare la légalisation de la production des vins industriels.
Le vin ne sera plus un jus de raisin fermenté associé à son terroir, mais deviendra un mélange de vins de différents pays ou continents auquel on pourra ajouter différentes substances. Il sera même possible d’en fabriquer à partir de moûts concentrés achetés sur le marché mondial puis mis en fermentation dans des usines à vin situées en dehors des zones de culture de la vigne. (suite…)
Des expulsions, comme s’il en pleuvait !
Suzilène, lycéenne Capverdienne de 18 ans et demi, élève du LP Valmy à Colombes (92) a été expulsée le 12 octobre, au bout de douze jours de rétention. Le ministère de l’Intérieur arrache à sa mère et à son petit frère une toute jeune majeure en l’exilant dans un pays où elle n’a plus d’autre attache que sa grand-mère de 83 ans. Le maniement de l’insinuation et de la calomnie est systématisé dès qu’il y a mobilisation : Suzilène a, en effet, été présentée comme une « délinquante », ce qu’elle n’est pas, ses enseignants et ses camarades en témoignent.
N. SARKOZY a annoncé le 18 septembre que « le chiffre exact » et « final » des étrangers qui ont été « régularisés au titre de la circulaire du 13 juin 2006 est de 6.924 personnes ». Or dès le lendemain certains préfets annonçaient à la presse locale ne pas avoir terminé l’instruction de toutes les demandes. Après avoir suscité un grand espoir chez les familles et les jeunes concernés, cette procédure de régularisation provoque un lourd sentiment d’injustice et de tromperie. (suite…)
La 50ème…
Castres, le 18 octobre 2006
… réunion de quartier organisée par le maire de Castres, P. Bugis : elle s’est tenue le 12 octobre dernier à la MJC des Salvages, pour les Salvages et les hameaux de Tournemire, Galibran, Teillède, etc…
Le déroulement est à présent parfaitement au point : serrage de mains avant la courte introduction fixant les objectifs de la réunion, puis le diaporama commenté en direct par le maire pour indiquer que la commune n’augmente pas son taux d’imposition et que, malgré cela, il y a des travaux (pour rattraper le retard accumulé par les municipalités précédentes, explique-t-il). (suite…)
A propos de l’espace dit de « La Faïencerie »….
Castres, le 29 septembre 2006
A PROPOS DE L’ESPACE DIT DE « LA FAÏENCERIE » A L’ALBINQUE DE CASTRES
Ce vaste espace, derrière l’église St Jean St Louis, abrite en particulier des artistes et artisans d’art (cf. article dans CASTRES MAGAZINE n° 94) ainsi que la Maison de Quartier de l’Albinque.
Suite au décès du propriétaire, il semble bien que cet îlot va être mis en vente : il serait opportun pour la ville d’acquérir ces terrains (en exerçant son droit de préemption).
Ainsi pourrait être aménagé, en concertation avec les habitants du quartier et de la ville, ainsi qu’avec tous les artisans locaux, un espace urbain à dominante culturelle, associative et festive et peut-être un musée de la faïencerie.
Il semble que les Castraises et les Castrais devraient être très vite consultés sur le devenir de cet espace, et tout particulièrement les habitants de l’Albinque et de sa périphérie. L’aménagement de la « Faïencerie » serait fait en lien avec celui de tout le quartier qui pourrait devenir un des plus attractifs de la ville.
Contre la fusion GDF/Suez
Castres, le 8 septembre 2006
CONTRE L’OUVERTURE TOTALE DES MARCHÉS DU GAZ ET DE L’ELECTRICITÉ !
CONTRE LA FUSION GDF/SUEZ !
Salariés et usagers sont prévenus : si besoin, le gouvernement passera en force au Parlement pour imposer l’ouverture totale des marchés du Gaz et de l’Electricité et la fusion GDF/Suez. Ne spéculons ni sur les nuances publiques apparues au sein de la droite, notamment entre Villepin/Breton et Sarkozy qui, au mieux, ne diffèrent que sur l’opportunité du calendrier à quelques mois des présidentielles, ni sur la volonté politique de la direction du PS de s’y opposer jusqu’au bout. Là encore, c’est largement affaire de circonstance électorale. (suite…)
Pour créer un collectif… candidatures antilibérales unitaires
Castres, le 6 septembre 2006
POUR CREER UN COLLECTIF SUD TARNAIS EN VUE DE CANDIDATURES ANTILIBERALES UNITAIRES
Le Groupe local Tarn sud des Alternatifs 81 appelle les citoyennes et les citoyens qui souhaitent des candidatures antilibérales unitaires aux élections législatives et à la présidentielle de 2007 à participer à la réunion officielle de fondation du collectif sud tarnais. Cette rencontre se tiendra le vendredi 8 septembre à 18h à la Bourse du Travail de Castres.
Refuser la société de répression…
Castres, le 1er septembre 2006
REFUSER LA SOCIETE DE REPRESSION ET DE DELATION DE SARKOZY : UNE URGENCE SYNDICALE ET PEDAGOGIQUE
Dès la session extraordinaire de septembre du parlement, va être examinée la loi dite « de prévention de la délinquance », véritable clé de voûte du système liberticide et de ségrégation social construit par le gouvernement, en cohérence avec les lois Perben I et II, « Sécurité » quotidienne puis intérieure, CESEDA… et avec la remise en cause de l’ordonnance de 1945. Les Alternatifs du Tarn appellent à se mobiliser pour faire échec à cette loi qui parachèverait la société sécuritaire répressive et de contrôle social, sans tirer les conséquences de la mobilisations des jeunes des banlieues, la lutte contre le CPE et remettrait profondément en cause la nature des missions, des obligations, des responsabilité et des pratiques des enseignants comme des autres personnels de l’EN et des travailleurs sociaux …
Ces lois transformeraient les enseignants en informateurs pas toujours conscients, l’école en système de fichage et de surveillance sociale. Les nouveaux pouvoirs dans le traitement individuel des situations seront d’autant plus dangereux qu’ils s’exercent sur tous les secteurs concernant la jeunesse (et ce dès le plus jeune âge) et la famille. Le dispositif impliquera tous les personnels contraints de mettre en commun leurs informations, y compris confidentielles (« secret partagé »). Ces mesures exclusivement répressives, pouvant aller jusqu’à l’enfermement des jeunes, et instituant comme sanctions pénales… l’exécution de travaux scolaires, sont présentées comme une solution aux difficultés des élèves et des enseignants. Ces réponses sécuritaires pour des jeunes en construction ne feront qu’aggraver les tensions en détruisant l’indispensable relation de confiance entre les élèves et les adultes des équipes.
FAIRE ECHEC AU VOTE DE LA LOI ET RESISTER
D’ores et déjà les travailleurs médico-sociaux lancent mot d’ordre de résistance en appelant à boycotter tous les fichiers et à ne transmettre aucun renseignement susceptible de stigmatiser et pénaliser les familles. Des maires ont déjà fait savoir qu’ils refusaient ce dispositif. Les Alternatifs du Tarn invitent l’ensemble des maires et des parlementaires à prendre position ainsi que les personnels enseignants directement concernés par ces nouveaux dispositifs qui transforment les conditions d’exercice de leur métier à :
- se mobiliser immédiatement pour le retrait de la loi
- entrer en résistance : en étant particulièrement circonspect sur les rapports concernant les élèves, en refusant les demandes de l’administration et des maires (boycott de la base élève et autre fichages, signalements…)
- construire des solidarités entre tous le personnels qui refuseront de mettre en place ces projets liberticides
- se joindre aux actions impulsées par le collectif national unitaire contre la délation ¡
(site national : http://www.abri.org/antidelation/_Collectif-National-Unitaire_ ).
Encore une loi qu’il faudra abroger
La loi sur l’immigration votée par les deux assemblées affiche l’objectif d’adapter l’immigration aux besoins des entreprises et de la société française. Elle conditionne la délivrance, la durée et le renouvellement des cartes de séjour aux contrats de travail et rend encore plus difficile les mariages mixtes et le regroupement familial.
Une hypocrisie majeure domine cette politique de l’immigration. Chacun sait que de nombreux secteurs de l’économie française continueront à utiliser une main d’œuvre d’autant plus fragilisée qu’elle est clandestine et que cette loi dont l’objectif affiché est la réduction de l’immigration illégale contraindra en réalité encore plus d’immigrés à la clandestinité.
L’action de ce gouvernement est guidée par la volonté de rendre plus flexible les structures de la société, notamment de démanteler le droit du travail et de diminuer dans le même temps le coût du travail. Cette flexibilité s’est traduite en précarité pour l’ensemble des travailleurs.
C’est la deuxième loi sur l’immigration de Sarkozy (la première date de novembre 2003). C’est la première fois qu’un ministre de l’Intérieur fait voter deux lois sur l’immigration dans la même législature. Rappelons que Sarkozy a fixé l’objectif de 25 000 expulsions en 2006, après avoir atteint près de 20 000 expulsions en 2005. La circulaire commune des Ministres de la Justice et de l’Intérieur du 21 février 2006 a pour seul but de contribuer à la réalisation de cet objectif : faire du chiffre pour montrer aux électeurs un pouvoir fort et efficace.
La période préélectorale n’y est certes pas étrangère. Les thèmes rebattus des dangers d’une immigration soi-disant envahissante, ceux de l’insécurité attribuée aux jeunes de banlieue, ainsi que l’amalgame avec l’islamisme y sont habituellement agités. Et ce au grand plaisir de Le Pen. En tout cas utiliser ces thèmes dans le débat public banalise le Front national et rend respectable l’intention de vote en sa faveur. A trop jouer politiquement avec le feu…
Liban et Palestine
Cet été 2006 a été l’un des plus dramatiques de l’histoire récente du Moyen-Orient.
En quelques semaines, l’agression israélienne a tué plus de 1000 personnes et en a blessé plus de 30 000 à Gaza et au Liban.
Près d’un million de personnes sont déplacées, soit le quart de la population du pays. Les autres, sans argent ou sans point de chute, attendent les prochaines bombes.
Les gouvernements actuels en Israël et aux USA organisent au Moyen Orient la destruction massive de tout espoir de paix, contribuant, ainsi, finalement, à mettre aussi en danger l’existence de l’état d’Israël !
La proposition de résolution franco-américaine sur le Liban ménage l’état d’Israël , renvoie dos à dos les deux « parties » avec une absurde symétrie entre agresseurs et agressés, et marque l’alignement de la diplomatie française sur celle des USA..
Ce projet a été rejeté, sous sa forme actuelle, par le gouvernement libanais qui a présenté un plan en 7 points faisant consensus dans le peuple et toutes les organisations du pays.
Les Alternatifs appellent toutes les forces politiques à se joindre aux rassemblements qui seront organisés dans le Tarn pour exiger :
- un cessez-le feu immédiat et sans conditions,
- l’ouverture de pourparlers en vue d’aboutir à une paix négociée, juste, durable, et répondant aux aspirations des peuples et respectant leur souveraineté,
- le retrait immédiat des troupes d’invasion, et la formation sous l’égide de l’ONU d’une commission d’enquête destinée à faire toute la lumière sur le massacre de Cana.
