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Oct 13

Un texte inédit de Jean-Marie Le Clézio

Publié le vendredi, 13 octobre 2017 dans Point de vue

      Nous publions ici ce texte inédit de Jean-Marie Le Clézio, texte qui entre en résonance profonde avec la phrase ci-contre. Avec la phrase et avec l’illustration qui va avec. . .

La vérité, c’est que chaque drame de la migration en provenance des pays pauvres pose la question qui s’est posée jadis aux habitants de Roquebillière, lorsqu’ils ont offert l’asile à ma mère et à ses enfants : la question de la responsabilité.

Dans le monde contemporain, l’histoire ne répartit plus les populations entre factions guerrières. Elle met d’un côté ceux qui,   par le hasard de leur situation géographique, par leur puissance économique acquise au long des siècles, par leur expériences, connaissent les bienfaits de la paix et de la prospérité. Et de l’autre, les peuples qui sont en manque de tout, mais surtout de démocratie

La responsabilité, ce n’est pas une vague notion philosophique, c’est une réalité.

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Oct 7

CAPRICIEUSE, ANTIGONE ?

Publié le samedi, 7 octobre 2017 dans Point de vue

Tremblement de terre à Thèbes ! Antigone a désobéi. Faisant fi des vœux de Créon, auteur et protecteur des lois de la cité, Antigone a rendu – tâché de rendre, pauvre Antigone – à la dépouille de son frère Polynice le triste hommage que l’on doit aux défunts. Il ne fallait pas. La loi l’avait interdit. Et voici Antigone traduite devant Créon. Créon tempête. Antigone résiste.

Capricieuse, Antigone ? L’inverse de cela… Obéissante. Très obéissante Antigone. Mais à des principes supérieurs. Antigone sait, sent, qu’au-delà des lois de circonstances, des promulgations rageuses, des jupitériennes fulminations, qui dureront ce qu’elles dureront, changeantes, contingentes, dérisoires, auxquelles obéir serait faire de soi un être changeant, contingent, dérisoire, il existe un ordre du monde auquel nul ne peut déroger. On doit rendre aux défunts, quels qu’ils soient, et quelles que soient leurs fautes (Polynice a fauté), l’hommage que la nature impose. La nature qui n’est pas un législateur comme les autres, mais un législateur dont le Code de référence n’est rien d’autre qu’un code de conduite. Ni Dalloz, ni Litec, ni Journal Officiel, ses prescriptions s’inscrivent au plus profond de ceux qui les respectent simplement parce qu’ils les respectent. Parfois sans même savoir pourquoi. Parce qu’il y a des principes qui vont de soi, qui vont d’eux-mêmes. Et qu’il faut, parce qu’on ne peut pas faire autrement, devant ceux-ci, qu’aucune plume n’a  jamais tracés, et la vigueur de leur évidence, baisser la tête en toute humilité (s’humilier n’est pas infamant) et dire, pour se grandir soi-même : « oui ».

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Oct 6

ADEU SABADELL… Billet d’humeur de Jérôme VIALARET

Publié le vendredi, 6 octobre 2017 dans Point de vue

     Sabadell, la Caixa… les banques sont parties les premières. Indépendance ou pas, d’autres suivront. Si savoureux. Si triste, hélas. Mais si symptomatique. Charles Péguy, fils d’une rempailleuse de chaise, disait déjà, avant de se faire faucher par une balle prussienne aux premiers jours de la Grande Guerre : « les patries sont toujours défendues par les gueux, et livrées par les riches ». Les vérités sont éternelles. Celle qui prévalait autrefois, quand les capitaux Krupp se réfugiaient hors d’Allemagne qu’elle avait surarmée, vaut encore aujourd’hui. Ce sont les les peuples qui se battent. Ce sont ses fils qui meurent. Ce sont sont ses filles qui accouchent, pour alimenter les fronts à venir. L’Histoire se nourrit de leur chair. L’Histoire a l’odeur de leur sang.

Les capitaux, eux, n’ont pas d’odeur.

Alors Sabadell déménage. Et la Caixa s’en va ailleurs. Pensez… De grosses – d’énormes- banques d’affaires, faire corps avec le peuple dont elle ne connaissent rien, dont elles n’utilisent la langue, comme enseigne publicitaire, que pour grossir le nombre de leurs clients et feindre, vis-à-vis d’eux, une fraternité hypocrite, mais duquel elles assistent aujourd’hui, stupéfaites, à la révolte furieuse et pacifique, au refus immémorial de subir, une fois encore, le knout immémorial… Que voulez-vous qu’elles fassent ? Ce que font les banques depuis toujours : fuir, se cacher, se protéger… Au détriment de tout. Au détriment de tous. Si ce n’est de ses actionnaires. Au mépris de toute cause. Si ce n’est de la sienne.

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Août 26

« Réforme ». . . ou « Révolution » ? Tribune libre de Patrick MIGNARD

Publié le samedi, 26 août 2017 dans Point de vue

Mai 17

Proposition de bulletins pour les législatives.

Publié le mercredi, 17 mai 2017 dans Elections, Point de vue

D’autres façons de réagir par rapport au comportement suicidaire d’organisations de la gauche existent et s’exprimeront certainement à travers d’autres propositions – à venir –  de « bulletins de vote ». . .

Première rafale de propositions :

 

Mai 14

Tiens. . .voilà le nouveau président ! Dessins de Mathieu COLLOGHAN

Publié le dimanche, 14 mai 2017 dans Elections, Point de vue

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Avr 29

LE DÉSESPOIR EST LA LAISSE DE LA SOUMISSION.. . Tribune libre, Mars Le Rouge

Publié le samedi, 29 avril 2017 dans Point de vue

   Pour le 2ème tour, chacun.e agira en fonction de son analyse. Nous proposons d’utiliser nos bulletins   A&A pour voter blanc ou nul. Tout.e adhérent.e dispose d’un « droit d’objection » et peut refuser d’appliquer une décision (à laquelle il a/elle a pris part) avec laquelle il/elle n’est pas en accord. Plus que jamais, pas de résignation : nous devons continuer d’œuvrer au rassemblement des initiatives !

Un point de vue de Mars, adhérent d’Alternatives et Autogestion Paris :

    Le résultat du premier tour des élections présidentielles a été sans réelle surprise mais pas sans déception pour certains d’entre nous. Reste au deuxième tour Macron, le social-libéral, continuateur de la politique de Hollande-Valls que nous rejetons fortement et LePen, la fasciste, qui nous est étrangère.

Les deux sont insupportables et inacceptables, leurs politiques sont à combattre. Mais sont-ils pour autant à renvoyer dos à dos ?

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Mar 17

L’identité est un projet politique . Paul ORIOL

Publié le vendredi, 17 mars 2017 dans Non classé, Point de vue

Les prochaines élections se feront en partie sur la notion d’identité nationale, de défense de l’identité nationale. Thème, depuis des années, de l’extrême droite et de la droite, sur lequel la gauche n’apporte pas de contribution satisfaisante.

 

Le débat sur l’identité nationale.

  La première contribution est simple. Il suffit que l’extrême droite dise l’Angleterre est une île, pour entraîner une réponse fulgurante, l’Angleterre n’est pas une île ! Cette fausse réponse n’a pas plus d’effet sur la montée de l’extrême droite et de ses idées que sur les moyens de communication entre le continent et les Îles britanniques.

Répondre à une question en la niant. Malheureusement, la droite martèle sa réponse et, comme aucune réponse claire ne vient de la gauche, la seule entendue, de droite, devient l’évidente vérité.

En suivant cette voie, certains croient résoudre le problème en affirmant : l’identité nationale, ça n’existe pas. Parce que l’identité n’existe pas. Parce que la nation n’existe pas. Ce ne sont que des constructions historiques. Déconstruire, disent-ils, et l’identité et la nation. Sans rien proposer de positif. Par de longs articles et de gros livres qui n’atteignent en rien le cœur qu’ils visent : le sentiment national reste intact dans la grande masse des gens. Peut-être même quelquefois, négligé, brocardé, ce sentiment national en est-il exacerbé.

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Mar 7

Présidentielle : le grand bluff éthique (Mediapart)

Publié le mardi, 7 mars 2017 dans Point de vue

Fondateurs d’Indigène éditions et éditeurs d’Indignez-vous !, le manifeste au succès planétaire de Stéphane Hessel, Jean-Pierre Barou et Sylvie Crossman expriment ici leur colère contre « cette campagne présidentielle qui pue la haine ».

 « Ne pas haïr si l’on peut. » Dernière phrase écrite de sa main par Camus avant de décéder dans un accident de voiture, le 4 janvier 1960. La première à nous venir à l’esprit dans cette campagne présidentielle qui pue la haine. Elle s’annonce (mais qui s’en souvient ?) le 11 janvier 2011 quand François Fillon, alors Premier Ministre, dans ses vœux à la presse et seul de toute la classe politique, livre bataille à ce libelle le plus lu des Français, Indignez-vous !

Le visage modelé dans une glaise dont on fait les saints, il lance : « J’ai vu qu’un débat s’était noué autour de l’indignation. Mais l’indignation pour l’indignation n’est pas un mode de pensée. » Ce croisé installé dans la Sarthe ajoute – lisez en pensant à aujourd’hui ! : « La complexité du monde actuel réclame d’abord de la lucidité, de l’exigence intellectuelle, parce que tout ne s’écrit pas noir sur blanc, mais elle réclame aussi et surtout des actes. Est-ce qu’on peut souhaiter le sens de la nuance au détriment de la violence ? »

Luc Ferry, son ministre de la Culture, s’ajoute dans Le Figaro avec un irrespect auquel on ose à peine croire : « Cher Stéphane Hessel, êtes-vous bien certain de ne pas vous tromper d’adresse ? L’indignation est une facilité, pas une vertu. En encourageant ce que le monde aujourd’hui compte de plus irresponsable et de moins intelligent, vous n’allez pas dans le sens de la Résistance, mais, je le crains, dans le sens du vent et de la plus grande pente. »

L’appel de Stéphane Hessel est paru en 2010

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Fév 28

Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004

Publié le mardi, 28 février 2017 dans Point de vue

Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du C.N.R. de 1944

   Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

– Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les

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