Flux RSS
Déc 8

Marée de drapeaux catalans à BRUXELLES . . .

Publié le vendredi, 8 décembre 2017 dans Libertés

Nov 11

Solidarité internationale contre la répression en Catalogne.

Publié le samedi, 11 novembre 2017 dans International, Libertés

   Alternatives et Autogestion (et A&A 81/12) s’associent à cet appel : 

  Une fois de plus nous exprimons notre solidarité avec le peuple catalan qui se mobilise de manière pacifique et massive pour défendre son droit à décider de son avenir et demander la libération des prisonniers politiques, les «presos politics».

Nous condamnons fermement la répression policière et les arrestations après celles de Cuixart et Sanchez portes paroles des 2 mouvements civiques « Omnium » e « ANC » qui regroupent des centaines de milliers de personnes, de la moitié du gouvernement catalan et de l’exil forcé de l’autre moitié et avant l’interdiction probable des principaux partis catalans indépendantistes: l’ERC le PdCat et la CUP.

Nous condamnons encore la brutalité dont fait preuve le gouvernement de Mariano Rajoy:

  • en refusant toute discussion, toute négociation;

  • en utilisant l’article 155 de la Constitution espagnole pour placer la Catalogne sous tutelle directe du gouvernement central, ce qui constitue un coup de force inacceptable et contre-productif;

(suite…)

Oct 31

Catalogne : la CUP, un indépendantisme à gauche tout

Publié le mardi, 31 octobre 2017 dans Libertés

         On a souvent considéré, à tort, que l’indépendantisme catalan pouvait se réduire à l’exacerbation d’un nationalisme conservateur ou à l’expression d’un simple égoïsme fiscal. Il existe pourtant, en Catalogne, un indépendantisme progressiste qui envisage l’indépendance comme une manière de recouvrer la souveraineté populaire, d’ouvrir un nouvel espace d’émancipation et de redéfinir les règles du jeu politique. Cet indépendantisme ancré à gauche, qui s’inscrit dans le sillage des mobilisations sociales que connaît l’Espagne depuis la crise de 2008 et qui revendique l’héritage du mouvement des Indignés (le 15M), est en partie incarné par la Candidature d’unité populaire (CUP), l’une des formations clés de la nébuleuse souverainiste. À la différence de Podemos, qui aspire à répondre à la « crise du régime de 1978 » par une réforme des institutions espagnoles et la reconnaissance du caractère plurinational de l’Espagne, la CUP envisage le séparatisme comme l’unique porte de sortie. Dans cet article, écrit à partir d’une lecture des manifestes du parti, d’observation participante à Barcelone et d’entretiens effectués avec des militants de la CUP, le choix a été fait d’analyser l’indépendantisme catalan dans ce contexte de crise politique et d’intensification des mobilisations sociales.

Le 10 octobre dernier, dans un discours sous haute tension prononcé devant le Parlement régional, Carles Puigdemont déclarait l’indépendance de la Catalogne avant de la suspendre dans la foulée.

(suite…)

Oct 29

LE GRAND SCHISME CATALAN. Jérôme VIALARET

Publié le dimanche, 29 octobre 2017 dans International, Libertés

Faisons court, car l’histoire est longue.

    En 1378, le pape Grégoire XI meurt à Rome, où il venait, l’année précédente, de réinstaller la résidence officielle des souverains pontifes après 70 années avignonnaises… lesquelles restaient en travers de la gorge des Romains. Lesdits Romains, craignant une nouvelle installation de la papauté en Avignon, redoutant, par suite, l’élection d’un pape français, font alors le siège des cardinaux présents à Rome, et leur intiment l’ordre d’élire un pape italien, à grand renfort de violences diverses. La peur étant bonne conseillère, les cardinaux apeurés leur donnent satisfaction en élisant un prélat napolitain, Bartolomeo Prignano, qui prendra le nom d’Urbain VI (et démontrera, dès les semaines suivantes, qu’il l’était bien peu… urbain). Acte Ier.

Considérant leur vote extorqué par la force, et par conséquent non valable, les mêmes cardinaux se réuniront à nouveau quelques semaines plus tard pour élire le suisse Robert de Genève, qui prendra le nom de Clément VII. Acte II.

Le problème est que, comme on pouvait s’y attendre, les hommes étant ce qu’ils sont, même sous la tiare, aucune des deux papes ne va abdiquer. La Chrétienté se retrouve avec deux chefs, à une époque où on ne rigolait pas avec ça. Oups ! Acte III.

(suite…)

Oct 7

CAPRICIEUSE, ANTIGONE ?

Publié le samedi, 7 octobre 2017 dans Point de vue

Tremblement de terre à Thèbes ! Antigone a désobéi. Faisant fi des vœux de Créon, auteur et protecteur des lois de la cité, Antigone a rendu – tâché de rendre, pauvre Antigone – à la dépouille de son frère Polynice le triste hommage que l’on doit aux défunts. Il ne fallait pas. La loi l’avait interdit. Et voici Antigone traduite devant Créon. Créon tempête. Antigone résiste.

Capricieuse, Antigone ? L’inverse de cela… Obéissante. Très obéissante Antigone. Mais à des principes supérieurs. Antigone sait, sent, qu’au-delà des lois de circonstances, des promulgations rageuses, des jupitériennes fulminations, qui dureront ce qu’elles dureront, changeantes, contingentes, dérisoires, auxquelles obéir serait faire de soi un être changeant, contingent, dérisoire, il existe un ordre du monde auquel nul ne peut déroger. On doit rendre aux défunts, quels qu’ils soient, et quelles que soient leurs fautes (Polynice a fauté), l’hommage que la nature impose. La nature qui n’est pas un législateur comme les autres, mais un législateur dont le Code de référence n’est rien d’autre qu’un code de conduite. Ni Dalloz, ni Litec, ni Journal Officiel, ses prescriptions s’inscrivent au plus profond de ceux qui les respectent simplement parce qu’ils les respectent. Parfois sans même savoir pourquoi. Parce qu’il y a des principes qui vont de soi, qui vont d’eux-mêmes. Et qu’il faut, parce qu’on ne peut pas faire autrement, devant ceux-ci, qu’aucune plume n’a  jamais tracés, et la vigueur de leur évidence, baisser la tête en toute humilité (s’humilier n’est pas infamant) et dire, pour se grandir soi-même : « oui ».

(suite…)

Oct 6

ADEU SABADELL… Billet d’humeur de Jérôme VIALARET

Publié le vendredi, 6 octobre 2017 dans Point de vue

     Sabadell, la Caixa… les banques sont parties les premières. Indépendance ou pas, d’autres suivront. Si savoureux. Si triste, hélas. Mais si symptomatique. Charles Péguy, fils d’une rempailleuse de chaise, disait déjà, avant de se faire faucher par une balle prussienne aux premiers jours de la Grande Guerre : « les patries sont toujours défendues par les gueux, et livrées par les riches ». Les vérités sont éternelles. Celle qui prévalait autrefois, quand les capitaux Krupp se réfugiaient hors d’Allemagne qu’elle avait surarmée, vaut encore aujourd’hui. Ce sont les les peuples qui se battent. Ce sont ses fils qui meurent. Ce sont sont ses filles qui accouchent, pour alimenter les fronts à venir. L’Histoire se nourrit de leur chair. L’Histoire a l’odeur de leur sang.

Les capitaux, eux, n’ont pas d’odeur.

Alors Sabadell déménage. Et la Caixa s’en va ailleurs. Pensez… De grosses – d’énormes- banques d’affaires, faire corps avec le peuple dont elle ne connaissent rien, dont elles n’utilisent la langue, comme enseigne publicitaire, que pour grossir le nombre de leurs clients et feindre, vis-à-vis d’eux, une fraternité hypocrite, mais duquel elles assistent aujourd’hui, stupéfaites, à la révolte furieuse et pacifique, au refus immémorial de subir, une fois encore, le knout immémorial… Que voulez-vous qu’elles fassent ? Ce que font les banques depuis toujours : fuir, se cacher, se protéger… Au détriment de tout. Au détriment de tous. Si ce n’est de ses actionnaires. Au mépris de toute cause. Si ce n’est de la sienne.

(suite…)

Oct 5

Majesté. . . adresse au roi d’Espagne par Jérôme VIALARET

Publié le jeudi, 5 octobre 2017 dans International, Libertés

Majesté. . .

     Il fut un temps où la monarchie espagnole avait la cote. Comme pour faire oublier les lointaines accointances de la famille royale avec la dictature de Primo de Rivera, le “23 février” lava plus blanc que blanc et rendit à la monarchie la virginité dont elle avait besoin.

Ce jour-là, l’intervention télévisée du roi Juan Carlos renvoya dans leurs foyers les militaires félons qui, sous la houlette un tantinet désuète du colonel Tejero, tentaient de rétablir les beaux principes du régime franquiste six ans après la mort du dictateur (qu’il repose en paix). Les Bourbons d’Espagne enlevèrent ce jour-là leur brevet de démocratie. Le monde, la larme à l’oeil, assista stupéfait au discours du roi démocrate, fondit en sanglots et applaudit à grands cris.

Las, comme dit la sagesse populaire, “chassez le naturel, il revient   au galop”.

(suite…)

Oct 4

Comprendre la situation en Catalogne, par Miguel Ortiz Lombardía. Publié dans « Les Crises »

Publié le mercredi, 4 octobre 2017 dans International, Libertés

https://www.les-crises.fr/comprendre-la-situation-en-catalogne-par-miguel-ortiz-lombardia/

 

     Cette lettre naît d’un désarroi, celui de voir le peu d’intérêt des médias “alternatifs” français, au moins la longue liste de ceux que je suis couramment, pour ce qui est en train de se passer en Catalogne. Elle cherche aussi à renseigner mes amis et à partager avec eux mon point de vue sur ce sujet. Parce qu’évidemment, je peux seulement vous faire partie de mon interprétation des faits que je connais. Je vous invite fortement à aller en trouver d’autres.

Nous avons appris l’importance d’être informés sur ce qui se passe ailleurs, autant par vrai souci pour la vie d’autrui que pour mieux comprendre ce qui nous arrive, ici et maintenant. Nous savons aussi que les grands médias nous offrent une vision du monde qui correspond, presque exclusivement, aux points de vue culturels et aux intérêts matériels et symboliques de la classe que les possède. C’est pourquoi les gens qui ne partageons pas ces points de vue, ces intérêts, cherchons à prendre des nouvelles du monde aussi, quoique souvent avec difficulté, par d’autres moyens. On réussit ainsi à trouver des informations sur les vies et les parcours des migrants qui arrivent ou tentent d’arriver aux portes de notre forteresse, sur les résistances kurdes, palestiniennes, sahraouis et autres, sur les luttes des peuples africains et amérindiens contre les fléaux combinés des inégalités, de l’oppression, de l’extractivisme, sur celles en Grèce contre l’asphyxie économique et culturelle programmée par les technocrates de l’UE.

(suite…)

Oct 2

CATALOGNE. . .

Publié le lundi, 2 octobre 2017 dans International, Libertés

Sep 20

La démocratie est en danger en Espagne ! Réaction de Jean ORTIZ au « Coup d’État » en Catalogne

Publié le mercredi, 20 septembre 2017 dans Libertés, No Pasaran !

La démocratie est en danger en Espagne

 

    Menacée non par les « indépendantistes » catalans, mais par le comportement brutal, répressif, néo-franquiste, du Parti populaire.

Nous devons condamner avec la plus grande énergie, et colère, le véritable coup d’Etat de Rajoy en Catalogne. Des sièges officiels de la Generalitat, de partis politiques « indépendantistes » ont été perquisitionnés, des documents et du matériel électoral saisis, des responsables politiques arrêtés. Cela nous ramène aux heures noires du franquisme.

Le gouvernement du Parti populaire, élu par la fraude et la corruption, doit laisser les Catalans décider librement de leur avenir. Le « modèle » issu de la « Transition » a fait naufrage. Quelles que soient nos positions respectives sur le « problème catalan », nous ne pouvons tolérer ce coup de force du PP contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Seul un dialogue véritable, dans le respect des prérogatives et propositions des différentes institutions, des élus, des choix populaires, pourra éviter l’irréparable. La stratégie de la tension du gouvernement Rajoy, délibérée, instrumentalisée, peut déboucher sur un bain de sang. Le calcul des néo-franquistes est revanchard, politique et politicien. La démocratie espagnole, certes bancale, traverse sans doute sa plus grave crise depuis le « Tejerazo ». Les classes dominantes s’accrochent à la défense du « modèle » pour préserver leur statut et les profits capitalistes.

Ne nous taisons pas ! La situation en Catalogne concerne tous les démocrates. Oui à une Espagne de toutes les Espagne !

Jean Ortiz