Jan 18
Publié le
dimanche, 18 janvier 2015 dans
A Gauche. . . toute !, International
Le 25 janvier les Grecs seront appelés à voter lors d’élections législatives anticipées. La coalition de la gauche radicale Syriza menée par Alexis Tsipras pourrait les remporter. Décryptage avec le professeur de philosophie politique, membre de Syriza, Stathis Kouvélakis.
La coalition de la gauche radicale Syriza existe depuis 2004, mais on l’a connue en France lors de sa percée électorale aux européennes de 2012, où elle était arrivée deuxième suite à l’explosion du bipartisme traditionnel. Elle pourrait désormais remporter les législatives fin janvier 2015. Comment vous expliquez cette progression fulgurante ?
Stathis Kouvélakis – Trois facteurs entrent en ligne de compte. Le premier réside dans la violence de la crise économique et sociale en Grèce, et dans la tournure qu’elle a prise suite à la purge austéritaire qui lui a été infligée à partir de 2010 à travers les fameux mémorandum [accords signés par le gouvernement grec avec la Troïka pour parvenir à terme à un autofinancement du pays, ndlr].
Le deuxième facteur réside dans le fait que la Grèce – et maintenant l’Espagne – sont les seuls pays où cette crise économique et sociale s’est transformée en crise politique. L’ancien système politique qui reposait sur un bipartisme très stable s’est effondré. (suite…)
Nov 5
http://www.legrandsoir.info/
Il fut un temps où, dans une Andalousie déshéritée, Marinaleda, devait traverser de terribles épreuves. Sous la direction d’un maire charismatique, le village s’est auto-proclamé utopie communiste, et s’est emparé de terres arables, afin de subvenir aux besoins de chacun. Pourrait-il apporter la réponse à la faillite du capitalisme moderne ?
En 2004, en feuilletant un guide de voyage sur l’Andalousie, alors que je passais mes vacances à Séville, je tombai sur une brève allusion à un petit village perdu, appelé Marinaleda – une « utopie communiste » d’ouvriers agricoles révolutionnaires, tels étaient les termes employés. Ma fascination fut immédiate, (suite…)
Oct 25
Publié le
vendredi, 25 octobre 2013 dans
A Gauche. . . toute !, Point de vue, TRAVAIL
D’abord j’approuve ce qui a été dit avant moi. Oui, il faut débattre dans le Parti socialiste, cela urge. Car le rôle du parti n’est pas d’entériner et défendre aveuglement la politique venue d’en haut, du gouvernement. Mais au contraire de faire remonter ce que nous voyons sur le terrain, ressentons, mesurons de l’état d’esprit de nos électeurs.
Or ca va mal, chacun peut s’en rendre compte quand il voyage, quand il milite, quand il distribue des tracts sur le marché. Nos électeurs sont déboussolés, mécontents, avec un mélange de colère découragée et de déception amère. Ils ne voient pas le changement, ils ne voient pas la rupture avec ceux qu’ils ont voulu chasser en mai juin 2012. Alors oui, discutons, l’idée d’un séminaire du Bureau national avec les membres du (suite…)