Le tribunal correctionnel d’Albi a relaxé la quasi-totalité des quinze personnes qui comparaissaient mardi 8 septembre pour « participation à un attroupement » sur la ZAD du Testet. Elles étaient accusées d’avoir opposé une résistance lors de l’évacuation du 6 mars dernier. Récit de cette audience surréaliste qui est une petite victoire et une grande surprise pour les zadistes.
Oct 18
Tribune libre : 17 octobre 1961 – 17 octobre 2015 : Texte du MRAP 50
Publié le dimanche, 18 octobre 2015 dans Anti Racismes, No Pasaran !, Non classé
Chaque année, nous sommes trop peu nombreux à ne pas oublier les massacres du 17 octobre 1961. C’est pourtant une date qui appartient à notre histoire commune. L’instrumentalisation de l’histoire du conflit algérien alimente la guerre des mémoires. C’est sans doute la cause principale de cette indifférence. Dans le contexte actuel, c’est un constat inquiétant. En effet, le climat politique dans notre pays est singulièrement racialisé et en proie à l’islamophobie. C’est tout autant inquiétant au regard du discours politique mensonger sur l’immigration. La finalité de ce discours est largement de monter une partie du peuple contre l’autre. La finalité de ce discours est d’exciter la fraction la plus raciste et la plus réactionnaire de l’électorat. Tout au contraire, relier les questions de la vérité historique, de la paix et des migrations, permettrait aux citoyens de comprendre et de relever les défis de demain.
S’agissant du 17 octobre 1961, un fossé existe entre la vérité et une trop longue amnésie complète. Ce fossé est révélateur de la manière dont une société s’accommode, ou pas, de la violence d’Etat. Ce fossé est révélateur du mensonge. Ce fossé est révélateur des morts politiques. Ce fossé est révélateur de ce que la société fait des souvenirs. Tous les ans, nous sommes présents avec la même volonté : parvenir à une acceptation, pleine et entière, de ce qui s’est passé ce jour là. Dans l’histoire contemporaine de l’Europe occidentale, le 17 octobre 1961 a une place particulière. C’est est la répression d’Etat la plus violente que n’ait jamais provoqué une manifestation de rue. L’occultation de cette violence alimente, encore et toujours, le retour du refoulé. C’est une évidence, en France, la vérité sur la colonisation reste un combat toujours inachevé. Malheureusement ces dernières années, le refus de regarder en face le passé colonial a progressé. Cette dénégation s’explique par la soit disant « repentance », dont relèverait toute reconnaissance des exactions coloniales.
Le 17 octobre 1961 est un crime raciste hautement symbolique de la violence coloniale tout entière.
Sep 16
Allemagne, France, juifs et arabes – Les propos de P. Devedjian : abjection et falsification de l’Histoire, par l’UJFP
Publié le mercredi, 16 septembre 2015 dans No Pasaran !
Vendredi, au cours d’une conférence de presse dans les locaux de la préfecture d’Ile de France, le député des Hauts de Seine Patrick Devedjian s’est livré selon ses dires à « une boutade déplacée » dont la teneur exacte est : « Les Allemands nous ont pris nos Juifs, ils nous rendent des Arabes ». Boutade ? La contamination du politique par les émissions people n’excuse rien.
Propos racistes abjects, dans l’air du temps, malheureusement courants aujourd’hui – sous des formes diverses – de la part des plus hauts représentants de l’Etat, de la part des hommes politiques de tous bords.
Propos relevant des tribunaux.
Propos historiquement faux que nous ne pouvons laisser sans réponse dans cette période où se pose à nouveau à l’Europe, à la France, la question de l’accueil de réfugiés fuyant la guerre et ses ravages dans de nombreux pays du Moyen-Orient, cette question fallacieusement présentée comme étant une question de quotas.
Sep 14
LE RETOUR DE LA BÊTE IMMONDE. Tribune libre Patrick MIGNARD
Publié le lundi, 14 septembre 2015 dans No Pasaran !
C’est aujourd’hui extrêmement sérieux… Ce ne sont plus des débats idéologiques, des affrontements dans la rue ou sur les plateaux de télévision,… Il s’agit de vie ou de mort pour des êtres humains.
Ce que le nationalisme et osons le mot, le fascisme a de plus abject est en train de refaire surface à propos d’êtres humains menacés de mort et pour lesquels il refuse toute solidarité.
Le phénomène n’est pas nouveau dans notre histoire et nous renvoie à ses heures les plus sombres quand l’extrême droite s’en prenait – avant de collaborer avec les nazis – aux italiens immigrés, aux polonais, aux réfugiés espagnols fuyant le franquisme, aux Juifs fuyant le nazisme, mais aussi plus tard, aux Algériens assassinés en masse par le gouvernement de la République gaulliste.
Fricotant avec les franges les plus abjectes et réactionnaires de l’Église Catholique, ces politiciens/nes n’hésitent pas à flatter les plus bas instincts pour engranger des voix lors des prochaines élections. Ils/elles n’ont aucune honte à faire leur marché électoral sur le dos de malheureux qui ne veulent qu’une chose : vivre en paix. Leur bigoterie d’opérette leur permet de se donner en spectacle en tant que défenseurs de « valeurs humanistes chrétiennes » qu’ils interprètent à leur façon et en fonction de leurs intérêts politiques : l’autre n’a d’intérêt que dans la mesure où il ne me gène pas et surtout où il me ressemble. Curieuse manière d’interpréter les « textes sacrés ».
Sep 9
Attaques de foules coordonnées et lynchages contre les Kurdes dans l’ouest de la Turquie, appel du Congrès National du Kurdistan (KNK)
Publié le mercredi, 9 septembre 2015 dans No Pasaran !
Des centaines de civils kurdes ont été blessés dans l’ouest de la Turquie et plusieurs ont été tués dans des attaques commises par des foules auxquelles la police a participé.
Le Président turc Erdogan et son parti, l’AKP, ont incité des groupes racistes, nationalistes et fascistes à des manifestations violentes. Ceux-ci ont entrepris des actions de terreur contre les civils kurdes dans de nombreuses villes de l’ouest de la Turquie, notamment à Istanbul, Ankara, Kirsehir, Kocaeli, İzmir, Balikesir, Malatya, Mulga, Mersin, Keçiören, Tuzluçayır, Beypazarı, Balgat, Isparta, Konya et Antalya. Ils ont mené des attaques coordonnées contre les maisons, commerces et établissements des Kurdes, ainsi que contre les bureaux du HDP.
Ces attaques durent depuis 48 heures. Des centaines de civils kurdes ont été blessés au cours de ces attaques et plusieurs ont été tués. Des centaines de Kurdes sont par ailleurs bloqués dans différents bureau du HDP où ils se sont réfugiés pour se protéger des lynchages de foule. Les groupes racistes ont démoli les enseignes, cassé les vitres et scandé des slogans contre les Kurdes et le HDP. Cependant, la police turque n’est pas intervenue pour faire cesser ces actes de terreur et de vandalisme.
Août 26
Russie : Oleg Sentsov et Alexandre Koltchenko condamnés à 20 ans et 10 ans de « camp à régime sévère »
Publié le mercredi, 26 août 2015 dans Libertés, No Pasaran !
Août 12
Quelques vérités sur l’opération de propagande « Tel Aviv Sur Seine ». Illustration de TARDI
Publié le mercredi, 12 août 2015 dans No Pasaran !, Non classé
Cette plainte relève du délit que le code pénal appelle « l’abus d’autorité contre l’administration » (ne pas confondre avec le délit d’abus d’autorité contre les particuliers qui vise notamment des atteintes à la liberté individuelle ou des discriminations).
Ce délit figure dans le Titre III du code pénal « Des atteintes à l’autorité de l’Etat »,
Chapitre 2 : « Des atteintes à l’administration publique commises par des personnes exerçant une fonction publique ».
LE DÉLIT :
Aux termes du code pénal, ce délit concerne « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique [ici le président du Conseil départemental], agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi [ici, plusieurs lois, dont la loi de décentralisation qui sera principalement traitée par ce billet]»
L’infraction « est punie de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende si elle a été suivie d’effet » (articles 432-1 et 432-2 du code pénal) ce qui a été le cas à Sivens comme on va le voir plus loin.
Si l’on prend en compte les peines complémentaires d’interdiction des droits civils et d’interdiction d’exercer une fonction publique (prévues par l’article 432-17 du code pénal pour ce délit d’abus d’autorité contre l’administration), on comprend la gravité de ce que je reproche aujourd’hui publiquement à Thierry Carcenac.
(suite…)