Au Japon comme ailleurs, le nucléaire ça suffit !
Première nation martyre de l’atome militaire au XXe siècle, le Japon risque aujourd’hui de payer un tribut encore plus lourd au nucléaire civil pour avoir cru aux mensonges lénifiants de la nucléocratie mondiale.
L’explosion ce samedi matin d’un des bâtiments de la centrale de Fukushima Daiishi, avec évacuation de dizaines de milliers de personnes, et dégagement de césium et d’iode radioactifs, a hélas confirmé les craintes d’hier. Mais ce drame menace de n’être que l’amorce d’un enchaînement de catastrophes encore plus dramatique, dans un pays déjà très fragilisé par plusieurs séismes et tsunamis, et toujours à la merci de répliques.
Equipé de presque autant de réacteurs nucléaires que la France sur un territoire 1,5 fois moindre et trois fois plus peuplé, le Japon n’en tire que 30 % de sa production d’électricité. Vieux de 40 ans, le réacteur qui semble concerné par l’explosion avait été construit par l’américain General Electric. Or, sur les 11 réacteurs nippons mis en arrêt d’urgence hier pour cause de séisme, au moins 4 autres connaissent de graves problèmes de refroidissement, pouvant aussi aboutir à une fusion du cœur. Entre autres parce que le tsunami a mis hors service leurs diesels de secours.
Centrale de Golfech
«Sortir du Nucléaire Tarn et Promouvoir les Energies Renouvelables»
Communiqué de presse novembre 2010
Plainte contre la centrale nucléaire de Golfech.
L’association « Sortir Du Nucléaire Tarn et Promouvoir les Énergies Renouvelables » (SDN 81) soutient la plainte contre la centrale nucléaire de Golfech déposée par les « Amis de la Terre Midi Pyrénées » et le « Réseau Sortir Du Nucléaire » pour des pollutions radioactives.
Rappel des faits :
Le 18 janvier 2010, 450 litres d’effluents radioactifs provenant de la centrale de Golfech ont été accidentellement déversés dans le milieu naturel.
Quelques mois avant cet incident, les associations locales avaient montré la présence, dans les algues de la Garonne, de tritium (forme radioactive de l’hydrogène) lié au fonctionnement de la centrale de Golfech.
Nous notons aussi que, pour 2009, la centrale nucléaire EDF de Golfech a dépassé le volume maximum annuel d’eau de la Garonne utilisée : 44,3 millions de m3 ont été évaporés par les deux réacteurs de Golfech, soit 2,3 millions de m3 de plus que la limite légale.
Les productions agricoles irriguées par les eaux de la Garonne mériteraient elles aussi d’être analysées pour que l’on puisse être rassuré sur leur qualité sanitaire.
Pouvons-nous continuer à accepter qu’une entreprise bafoue impunément la loi, nuise à l’environnement, et faisse peser des risques graves sur la santé des travailleurs du nucléaire et des riverain-e-s ?
CONTRE L’IMPUNITÉ :
Le Procureur de la République est à présent saisi par différentes organisations environnementales afin de mener une enquête sur ces dysfonctionnements inacceptables : la plainte est portée par le Réseau « Sortir du nucléaire » et les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, soutenus par les associations « Sortir du nucléaire » du Gers, du Lot, du Tarn, du Tarn et Garonne, SERENES SEREINES (Aveyron), « Mouvement Citoyen Lotois pour la Sortie du Nucléaire », Vivre Sans le Danger Nucléaire de Golfech (Lot et Garonne), la Confédération Paysanne 47, UMINATE Midi-Pyrénées, SEPANSO 47.
Sortir Du Nucléaire Tarn et Promouvoir les Energies Renouvelables.