Soutien aux familles Tchétchènes menacées d’expulsion.
Castres, le 2 janvier 2009
Dans le Tarn, quatre familles de réfugiés tchétchènes sont menacées d’expulsion (timidement appelé réadmission) vers la Pologne, pays par lequel elles ont transité avant d’arriver en France.
Le 17 décembre 2008, le Tribunal administratif de Toulouse rendait un délibéré négatif concernant la régularisation de la situation de deux familles tchétchènes qui risquent désormais l’expulsion. Ou la clandestinité.
Le 5 janvier 2009, une troisième famille sera convoquée à la préfecture. Cette famille risque une remise d’exécution d’office, c’est-à-dire qu’elle peut se faire arrêter et expulser ce jour-là. Le père de cette famille vient de déposer une demande exceptionnelle à titre humanitaire pour raisons de santé. Gravement blessé à un bras en Tchétchénie, dans un accident impliquant la voiture de police dans laquelle il était emmené, il a été opéré à Grozny. Il a perdu l’usage de son bras et doit être réopéré le 30 mars à l’hôpital de Purpan, car les plaques qu’on lui a placées ne sont plus maintenues que par une vis (sur onze).
Le 19 septembre 2007, Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration et de l’Intégration, indiquait pourtant qu’une réadmission vers la Pologne au titre du règlement de Dublin n’était pas souhaitable et qu’il convenait de délivrer une autorisation provisoire de séjour permettant une demande d’asile auprès de l’OFPRA.
Les Alternatifs du Tarn soutiennent ces familles ainsi que tous les réfugiés et demandent au préfet du Tarn d’user de son droit de souveraineté (prévu dans les accords « Dublin II ») et de faire un geste humaniste en accordant une autorisation provisoire de séjour à ces familles afin qu’elles puissent entreprendre une demande de droit d’asile auprès de l’OFPRA.
Les Alternatifs du Tarn affirment leur désaccord avec les accords Dublin II qui remettent gravement en cause le Droit d’Asile sur le territoire français. Ils appellent la population à apporter son soutien à ces familles, en participant au rassemblement devant le Conseil Général d’Albi le lundi 5 janvier à 15 h.
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