{"id":3104,"date":"2011-10-22T13:43:38","date_gmt":"2011-10-22T11:43:38","guid":{"rendered":"http:\/\/alternatifs81.fr\/?p=3104"},"modified":"2011-10-22T13:49:15","modified_gmt":"2011-10-22T11:49:15","slug":"dette-publique-quelle-reponse-analyse-de-christophe-ramaux-membre-du-conseil-scientifique-dattac-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alternatifs81.fr\/?p=3104","title":{"rendered":"Dette publique : Quelle r\u00e9ponse ? Analyse de Christophe Ramaux, membre du conseil scientifique d&rsquo;Attac-France."},"content":{"rendered":"<h3>Dette publique : Quelle r\u00e9ponse ?<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><em><a href=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/chiffres.jpg\" rel=\"lightbox[3104]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3105\" title=\"chiffres\" src=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/chiffres.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"290\" \/><\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nous publions ici une analyse de Christophe Ramaux, \u00e9conomiste et membre du conseil scientifique d&rsquo;Attac-France.<br \/>\n<\/em><\/strong><\/span><em><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\">article publi\u00e9 le 23\/01\/2010<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong><span style=\"color: #008000;\">Christophe Ramaux, \u00e9conomiste membre du Conseil scientifique d\u2019Attac-France, donne ici, en 11 courts points, son analyse relative au concept de dette publique. <\/span><\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><br \/>\n<span style=\"color: #008000;\">Il souligne, en conclusion, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une autre politique mon\u00e9taire, d\u2019un retour \u00e0 une fiscalit\u00e9 progressive et d\u2019une relance budg\u00e9taire, cibl\u00e9e sur certains besoins : l\u2019\u00e9ducation, la sant\u00e9, et l\u2019\u00e9cologie. <\/span><\/strong><\/p>\n<hr style=\"text-align: justify;\" size=\"2\" \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #808000;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Comment appr\u00e9hender la dette publique ?<\/span><\/strong> <\/span><br \/>\n<em>Un essai de r\u00e9ponse en onze points.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Il faut la relativiser.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a01\/ La dette publique fran\u00e7aise n\u2019a rien d\u2019exceptionnelle. <!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A 77,1% du PIB fin 2009, elle est dans la moyenne de la zone euro (77,7%), et inf\u00e9rieure \u00e0 celle des Etats-Unis (84%) ou du Japon (200 % pr\u00e9vu pour 2010).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2\/ Les lib\u00e9raux clament qu\u2019elle repr\u00e9sente 22 000 euros par personne. Ils omettent qu\u2019elle a pour contrepartie des titres d\u2019emprunt (obligations) d\u00e9tenues par certains. On ne l\u00e8gue pas une dette aux \u00ab g\u00e9n\u00e9rations futures \u00bb : les enfants de salari\u00e9s risquent en revanche, ce qui est effectivement probl\u00e9matique (cf. ci-dessous), de devoir payer aux enfants de rentiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3\/ La dette \u00e9voqu\u00e9e ici (dite dette \u00ab brute \u00bb) ne prend pas en compte les actifs publics (routes, \u00e9coles, etc.). Avec eux, le solde (ce qu\u2019on appelle la \u00ab valeur nette \u00bb) est largement positif : pr\u00e8s de 600 milliards d\u2019euros en 2008 (30 % du PIB), soit un legs (sans parler du \u00ab non mon\u00e9taire \u00bb : connaissance, esp\u00e9rance de vie, etc.), de 9 000 euros par personne (et 20 000 euros par personne si on ajoute le patrimoine \u00ab priv\u00e9 \u00bb).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4\/ On parle toujours du \u00ab trou du public \u00bb, mais pas de celui du priv\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La dette priv\u00e9e des m\u00e9nages et des entreprises (sans parler des institutions financi\u00e8res), qui vient d\u2019exploser, est pourtant plus cons\u00e9quente : 120% en France, en 2008, ce qui d\u2019ailleurs assez faible compar\u00e9 \u00e0 d\u2019autres pays (175% aux Etats-Unis, environ 200% en Espagne et au Royaume-Uni).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Il faut ensuite saisir la dynamique de la dette.<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <a href=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/arton2345-279451.jpg\" rel=\"lightbox[3104]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-3107\" title=\"arton2345-27945\" src=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/arton2345-279451.jpg\" alt=\"\" width=\"275\" height=\"267\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5\/ La dette publique \u00e9tait de 25 % du PIB en 1982. Elle a plus que tripl\u00e9 depuis. Les lib\u00e9raux pointent l\u2019exc\u00e8s des d\u00e9penses comme si l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire n\u2019avait pas pr\u00e9valu. Le \u00ab solde budg\u00e9taire \u00bb d\u00e9pend en fait principalement des recettes. L\u2019optique keyn\u00e9sienne est ici pr\u00e9cieuse : en cas de d\u00e9croissance, on a du ch\u00f4mage, mais aussi une d\u00e9gradation des comptes publics, \u00e0 la fois parce que des d\u00e9penses augmentent (prestations ch\u00f4mage, etc.), mais surtout parce que les recettes fiscales chutent. Le d\u00e9ficit public est pass\u00e9 de 3,4% en 2008 \u00e0 8,2% du PIB en 2009. Cela ne s\u2019explique pas par la \u00ab relance \u00bb Sarkozy, l\u2019une des plus piteuse au monde, mais par la chute des rentr\u00e9es fiscales [<a title=\"Les recettes fiscales ont baiss\u00e9 de 53 milliards entre 2008 et (...)\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nb2\">2<\/a>]. La dette publique a bondi de 20 points de PIB avec la r\u00e9cession du d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 (de 36 % en 1991 \u00e0 58% en 1996). Elle va bondir \u00e0 nouveau d\u2019au moins autant. Entre 1997 et 2001, avec la croissance et les cr\u00e9ations d\u2019emplois, elle avait baiss\u00e9 de 2,4 points de PIB.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6\/ La focalisation sur la dette du public et non du priv\u00e9 renvoie au discours lib\u00e9ral selon lequel le public est improductif et \u00ab p\u00e8se \u00bb sur le priv\u00e9. Si on consid\u00e8re qu\u2019il cr\u00e9e de la richesse mon\u00e9taire (ce qui est le cas), il est clair que le d\u00e9ficit public n\u2019est pas en soi un mal : il peut soutenir et lancer des activit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">7\/ Il importe finalement de distinguer deux types de d\u00e9ficits. Les d\u00e9ficits expansionnistes : les d\u00e9penses publiques soutiennent de fa\u00e7on cumulative la croissance [<a title=\"Selon le principe dit du \u00ab multiplicateur \u00bb : un surcro\u00eet de d\u00e9penses (...)\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nb3\">3<\/a>]., ce qui permet un surcro\u00eet de recettes (c\u2019est l\u2019\u00ab effet cagnotte \u00bb : l\u2019Etat \u00ab gagne ce qu\u2019il d\u00e9pense \u00bb [<a title=\"Selon une c\u00e9l\u00e8bre formule qui r\u00e9sume la pens\u00e9e de M. Kalecki (un \u00e9conomiste (...)\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nb4\">4<\/a>].).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9ficits r\u00e9cessifs : les politiques lib\u00e9rales (dont l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire), plombent l\u2019activit\u00e9 ce qui creuse les d\u00e9ficits par d\u00e9faut de recettes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Restent trois points.<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>8\/ La dette publique s\u2019est aussi creus\u00e9e en raison des cadeaux fiscaux aux riches, lesquels ont fait d\u2019une pierre deux coups : ils payent moins d\u2019imp\u00f4ts, ce qui oblige l\u2019Etat \u00e0 emprunter aupr\u00e8s d\u2019eux. <\/strong><br \/>\n<strong><br \/>\n9\/ Les politiques mon\u00e9taires sont aussi responsables : taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9els \u00e9lev\u00e9s en particulier dans la zone euro (au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 surtout et peut \u00eatre demain), interdiction (inscrite dans les trait\u00e9s europ\u00e9ens) de \u00ab mon\u00e9tiser \u00bb la dette publique [<a title=\"La \u00ab mon\u00e9tisation de la dette \u00bb a lieu lorsque la Banque centrale finance (...)\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nb5\">5<\/a>]t s\u2019oblige \u00e0 emprunter sur les march\u00e9s \u00e0 obligation, contre taux d\u2019int\u00e9r\u00eat. , etc. <\/strong><br \/>\n<strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/ATT00001.jpg\" rel=\"lightbox[3104]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3106\" title=\"ATT00001\" src=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/ATT00001.jpg\" alt=\"\" width=\"255\" height=\"180\" \/><\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 10\/ Au final, la dette publique, \u00e0 l\u2019instar de celle du priv\u00e9, a \u00e9t\u00e9 un levier de la financiarisation. <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>C\u2019est le grand retour des rentiers.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La solution coule de source.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong>11\/ Il faut rompre avec les politiques lib\u00e9rales \u00e0 tous les niveaux, ce qui passe notamment par une autre politique mon\u00e9taire, le retour \u00e0 une fiscalit\u00e9 progressive (la d\u00e9croissance des hauts revenus donc) et par une relance budg\u00e9taire, cibl\u00e9e pour certains besoins : l\u2019\u00e9ducation, la sant\u00e9, mais aussi l\u2019\u00e9cologie, qui exige d\u2019abord cela (croissance des transports collectifs, du fret ferroviaire, des \u00e9nergies renouvelables, r\u00e9novation thermique des b\u00e2timents&#8230;), bien plus que le leurre-arnaque de la taxe carbone.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<strong>Pour aller plus loin :<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vive la dette de Marc Bousseyrol (ed. Thierry Magnier, collection Troisi\u00e8me culture, 2009). <strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[<a title=\"Notes 1\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nh1\">1<\/a>] Par convention, la dette de la Cades (qui \u00ab porte \u00bb une bonne part de la dette de la S\u00e9curit\u00e9 sociale) est en fait comptabilis\u00e9e parmi celle des Odac (Organismes divers d\u2019administration centrale) et non dans celle de la S\u00e9curit\u00e9 sociale. \u2013 pesant chacune 10%<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[<a title=\"Notes 2\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nh2\">2<\/a>] Les recettes fiscales ont baiss\u00e9 de 53 milliards entre 2008 et 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0[<a title=\"Notes 3\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nh3\">3<\/a>] Selon le principe dit du \u00ab multiplicateur \u00bb : un surcro\u00eet de d\u00e9penses publiques se traduit par un surcro\u00eet plus important de la production globale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Exemple : la construction d\u2019\u00e9coles g\u00e9n\u00e8re des revenus \u2013 le salaire des ouvriers qui les construise notamment \u2013 qui eux-m\u00eames vont \u00eatre d\u00e9pens\u00e9s, ce qui va accro\u00eetre la demande, et donc la production, et donc les revenus, etc<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[<a title=\"Notes 4\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nh4\">4<\/a>] Selon une c\u00e9l\u00e8bre formule qui r\u00e9sume la pens\u00e9e de M. Kalecki (un \u00e9conomiste marxo-keyn\u00e9sien) : \u00ab les salari\u00e9s d\u00e9pensent ce qu\u2019ils gagnent, alors que les capitalistes gagnent ce qu\u2019ils d\u00e9pensent \u00bb. Un salari\u00e9, au cours de sa vie, ne peut gu\u00e8re consommer plus que ce qu\u2019il gagne. Alors que le capitaliste emprunte de l\u2019argent (la dette est donc motrice, inaugurale), qu\u2019il investit avec l\u2019espoir que cela lui permettra non seulement de rembourser la dette initiale mais d\u2019en tirer un profit (il \u00ab gagne donc ce qu\u2019il d\u00e9pense \u00bb). Si on consid\u00e8re que l\u2019Etat est productif (ce qu\u2019il est), la formule peut lui \u00eatre \u00e9tendue<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[<a title=\"Notes 5\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nh5\">5<\/a>] La \u00ab mon\u00e9tisation de la dette \u00bb a lieu lorsque la Banque centrale finance directement le d\u00e9ficit public en cr\u00e9ant ex nihilo de la monnaie afin d\u2019\u00ab acheter \u00bb des titres d\u2019emprunts d\u2019Etat (tout comme une banque cr\u00e9e ex nihilo de la monnaie lorsqu\u2019elle accorde un cr\u00e9dit \u00e0 une entreprise ou un particulier). Ces derniers mois, les Banques centrales am\u00e9ricaines et anglaises n\u2019ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 recourir \u00e0 cette pratique (qualifi\u00e9e de \u00ab non conventionnelle \u00bb). Ce n\u2019est pas le cas pour la Banque centrale europ\u00e9enne. Les trait\u00e9s lui interdisent (cf. l\u2019art. 104 du Trait\u00e9 de Maastricht repris dans l\u2019art. 123 du trait\u00e9 de Lisbonne), une interdiction que l\u2019on trouve historiquement en Allemagne, mais que la France a reprise en 1973 (loi n\u00b073-7 du 3 janvier 1973, art. 25).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Christophe Ramaux (Economiste, Ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Paris I) <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Article paru (en version courte) dans Politis, 29 octobre 2009<\/em> En France, la dette publique, est de l\u2019ordre de 1 500 milliards d\u2019euros, avec 80 % pour l\u2019Etat, les collectivit\u00e9s locales et la S\u00e9curit\u00e9 sociale \u2013 en comptant la Cades [<\/span><a title=\"Par convention, la dette de la Cades (qui \u00ab porte \u00bb une bonne part de la (...)\" href=\"http:\/\/www.france.attac.org\/archives\/spip.php?article10693#nb1\"><span style=\"color: #800000;\">1<\/span><\/a><span style=\"color: #800000;\">].<br \/>\n<\/span><\/p>\n<gcse:search><\/gcse:search>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dette publique : Quelle r\u00e9ponse ? \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nous publions ici une analyse de Christophe Ramaux, \u00e9conomiste et membre du conseil scientifique d&rsquo;Attac-France. article publi\u00e9 le 23\/01\/2010 Christophe Ramaux, \u00e9conomiste membre du Conseil scientifique d\u2019Attac-France, donne ici, en 11 courts points, son analyse relative au concept de dette publique. 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