{"id":14781,"date":"2015-04-06T08:40:40","date_gmt":"2015-04-06T07:40:40","guid":{"rendered":"http:\/\/alternatifs81.fr\/?p=14781"},"modified":"2015-04-06T08:40:40","modified_gmt":"2015-04-06T07:40:40","slug":"grece-comment-tsipras-a-renverse-la-situation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alternatifs81.fr\/?p=14781","title":{"rendered":"Gr\u00e8ce : comment TSIPRAS a renvers\u00e9 la situation"},"content":{"rendered":"<div class=\"gmail_quote\">\n<div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b><big><big><span style=\"color: #808000;\">En agissant avec prudence et d\u00e9termination, Alexis TSIPRAS a su contourner la strat\u00e9gie du \u00ab\u00a0noeud coulant\u00a0\u00bb des Europ\u00e9ens. D\u00e9sormais, la pression est de nouveau sur Angela Merkel.<\/span> <\/big><\/big><\/b><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/tsipras_syriza1.jpg\" rel=\"lightbox[14781]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-14783 size-full\" src=\"http:\/\/alternatifs81.fr\/wp-content\/uploads\/tsipras_syriza1.jpg\" alt=\"tsipras_syriza\" width=\"260\" height=\"160\" \/><\/a>Et si, d\u00e9sormais, la pression dans l&rsquo;affaire grecque s&rsquo;exer\u00e7ait surtout sur les&#8230; Europ\u00e9ens ? A mesure que l&rsquo;on se rapproche de la date cruciale du 9 avril, o\u00f9 l\u2019\u00c9tat grec devra d\u00e9bourser 458 millions d&rsquo;euros au FMI, on assiste en effet \u00e0 un remarquable retournement. Progressivement, le gouvernement grec, en ayant su ne pas c\u00e9der sous la pression de ses cr\u00e9anciers, retrouve une position de force qui est celle, naturelle dans les n\u00e9gociations de ce type, du d\u00e9biteur face \u00e0 son cr\u00e9ancier et o\u00f9 ce dernier doit accepter les conditions du premier ou risquer de tout perdre.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #008000;\">La strat\u00e9gie europ\u00e9enne<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Pourtant, voici encore dix jours, lorsqu&rsquo;Alexis Tsipras se rend \u00e0 Berlin pour rencontrer la chanceli\u00e8re, la situation d&rsquo;Ath\u00e8nes semble d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. Et chacun pense que le nouveau premier ministre va c\u00e9der. <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT429_com_zimbra_url\" class=\"Object\"><a href=\"http:\/\/www.latribune.fr\/economie\/union-europeenne\/grece-derriere-les-sourires-le-noeud-coulant-se-resserre-encore-463351.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">Les Europ\u00e9ens continuent alors \u00e0 appliquer leur strat\u00e9gie du \u00ab\u00a0n\u0153ud coulant\u00a0\u00bb.<\/a><\/span> L&rsquo;id\u00e9e est simple : le temps joue alors, croit-on \u00e0 Bruxelles, pour les cr\u00e9anciers. Les d\u00e9p\u00f4ts des banques grecques se vident, la situation \u00e9conomique se d\u00e9grade, la BCE peut, \u00e0 tout moment, faire imploser le syst\u00e8me bancaire grec en coupant l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la liquidit\u00e9 d&rsquo;urgence.<\/h3>\n<p><!--more--><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">La pression va \u00eatre telle sur Alexis TSIPRAS que ce dernier va \u00eatre contraint d&rsquo;accepter les conditions de ses cr\u00e9anciers. Ces conditions, on en a eu confirmation <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT430_com_zimbra_date\" class=\"Object\">mercredi<\/span> dernier, sont politiques : c&rsquo;est l&rsquo;acceptation de \u00ab r\u00e9formes \u00bb du march\u00e9 du travail et des pensions qui ne sont pas urgentes sur le plan \u00e9conomique, mais qui permettent \u00ab d&rsquo;annuler \u00bb politiquement l&rsquo;essentiel du programme et du message de Syriza. C&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 l&rsquo;essentiel. Tout \u00e0 cette strat\u00e9gie, l&rsquo;Eurogroupe n&rsquo;a cess\u00e9 de rejeter les propositions de r\u00e9formes pr\u00e9sent\u00e9es par la Gr\u00e8ce, quatre \u00e0 ce jour. Elles n&rsquo;\u00e9taient pas assez compl\u00e8tes, pas assez pr\u00e9cises, pas convaincantes.<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Cette strat\u00e9gie europ\u00e9enne se fondait sur une certitude : que la Gr\u00e8ce refuserait de renverser la table en faisant d\u00e9faut ou en envisageant la sortie de la zone euro. Certitude pas enti\u00e8rement d\u00e9nu\u00e9e de sens puisque, <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT431_com_zimbra_url\" class=\"Object\"><a href=\"http:\/\/www.latribune.fr\/actualites\/economie\/union-europeenne\/20150220trib73620a4fa\/accord-sur-la-grece-a-l-eurogroupe-sur-un-financement-de-quatre-mois.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">avant l&rsquo;accord du 20 f\u00e9vrier, le gouvernement hell\u00e9nique avait fait de s\u00e9rieuses concessions pour \u00e9viter la \u00ab\u00a0rupture\u00a0\u00bb.<\/a><\/span> Mais en r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait le point faible du dispositif europ\u00e9en. En face, Alexis TSIPRAS a donc d\u00e9velopp\u00e9 sa propre strat\u00e9gie qui, semble-t-il <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT432_com_zimbra_date\" class=\"Object\">aujourd&rsquo;hui<\/span>, porte ses fruits.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #808000;\">Temporiser pour renforcer sa position<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re partie de cette strat\u00e9gie est la \u00ab\u00a0temporisation\u00a0\u00bb.\u00a0 Ath\u00e8nes a jou\u00e9 le <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT433_com_zimbra_date\" class=\"Object\">jeu<\/span> que les Europ\u00e9ens voulaient lui faire jouer. Faire un peu plus de concessions chaque semaine. En f\u00e9vrier, il a abandonn\u00e9 son id\u00e9e d&rsquo;annulation d&rsquo;une partie de la dette publique. Un peu plus tard, il a refus\u00e9 de prendre des \u00ab\u00a0mesures unilat\u00e9rales\u00a0\u00bb, puis il a accept\u00e9 \u00e0 chaque refus, de venir pr\u00e9senter de nouvelles listes de r\u00e9formes et m\u00eame de mettre en place certaines privatisations. Les Europ\u00e9ens ont compris ces mouvements comme des reculs et s&rsquo;en sont f\u00e9licit\u00e9s. Mais en r\u00e9alit\u00e9, ces concessions ne leur \u00e9taient pas destin\u00e9es. Il s&rsquo;agissait de montrer au peuple grec la volont\u00e9 de son gouvernement de n\u00e9gocier avec l&rsquo;Europe, donc son engagement sinc\u00e8re \u00e0 demeurer dans la zone euro. Tout en ne c\u00e9dant pas sur l&rsquo;essentiel, autrement dit, sur ce pourquoi les Grecs (au-del\u00e0 du seul vote Syriza) avaient vot\u00e9 : la fin de l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 et de\u00a0 \u00ab\u00a0l&rsquo;humiliation\u00a0\u00bb du peuple grec.<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Avec cette strat\u00e9gie de temporisation, Alexis TSIPRAS donnait l&rsquo;impression aux Europ\u00e9ens qu&rsquo;ils se renfor\u00e7aient, alors qu&rsquo;en r\u00e9alit\u00e9, ils s&rsquo;affaiblissaient. Plus le temps passait, plus les Grecs s&rsquo;exasp\u00e9raient de l&rsquo;attitude europ\u00e9enne, et plus Alexis TSIPRAS devenait populaire par sa capacit\u00e9 \u00e0 ne pas c\u00e9der. Les exigences de la nouvelle tro\u00efka ressemblaient de plus en plus \u00e0 celle de l&rsquo;ancienne. De plus en plus, les n\u00e9gociations ressemblaient \u00e0 une nouvelle fa\u00e7on de vouloir \u00ab humilier \u00bb les Grecs. Et progressivement, le mot \u00ab rupture \u00bb (rixi, \u03c1\u03ae\u03be\u03b7) est devenu de plus en plus dans l&rsquo;air du temps en Gr\u00e8ce.\u00a0 Le 25 mars, jour de la f\u00eate nationale, il a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9 par le ministre des Finances Yanis VAROUFAKIS, en r\u00e9ponse \u00e0 un message de soutien envoy\u00e9 de la foule : \u00ab\u00a0il faudra nous soutenir apr\u00e8s la rupture\u00a0\u00bb, a-t-il r\u00e9pondu.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #808000;\">L&rsquo;offensive feutr\u00e9e<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">D\u00e9sormais assur\u00e9 de ses arri\u00e8res, Alexis Tsipras a pu passer \u00e0 l&rsquo;offensive pour placer les Europ\u00e9ens en difficult\u00e9. Offensive feutr\u00e9e : le premier ministre sait qu&rsquo;il a tout \u00e0 perdre d&rsquo;une confrontation frontale, o\u00f9 la petite Gr\u00e8ce serait isol\u00e9e face \u00e0 ses 27 \u00ab partenaires \u00bb unis dans la volont\u00e9 de faire c\u00e9der le gouvernement. Son but est sans doute toujours de parvenir \u00e0 un accord sans rupture, aussi d\u00e9ment-il toutes les \u00ab fuites \u00bb et continue-t-il officiellement de croire \u00e0 une entente. Il a m\u00eame continu\u00e9 \u00e0 faire preuve de bonne volont\u00e9, avec la pr\u00e9sentation de la nouvelle liste de r\u00e9formes en 26 points pr\u00e9sent\u00e9e le 1er avril. Mais il sait que pour parvenir \u00e0 ses fins, il devait r\u00e9\u00e9quilibrer le rapport de force entre la Gr\u00e8ce et ses cr\u00e9anciers. Et pour cela, il a envoy\u00e9 des messages clairs que, d\u00e9sormais, la rupture devenait possible.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #008000;\">Le rapprochement avec Moscou<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Ces messages sont de deux types. Le premier, c&rsquo;est le renforcement des liens avec la Russie. Alexis Tsipras, <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT434_com_zimbra_url\" class=\"Object\"><a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2015\/mar\/31\/alexis-tsipras-greece-russia-relations\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">le 31 mars, a donn\u00e9 le ton de sa tr\u00e8s attendue visite \u00e0 Moscou le 6 avril<\/a><\/span> en affirmant que les \u00ab <em>sanctions contre la Russie ne m\u00e8nent nulle part.<\/em> \u00bb C&rsquo;\u00e9tait un d\u00e9saveu de la politique orientale de Bruxelles qui avait de quoi inqui\u00e9ter \u00e0 la Commission. Le menace \u00e0 peine dissimul\u00e9e \u00e9tait qu&rsquo;Ath\u00e8nes pourrait bien d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats russes dans l&rsquo;UE, particuli\u00e8rement si l&rsquo;UE se montrait s\u00e9v\u00e8re avec la Gr\u00e8ce&#8230; Or, un refus d&rsquo;aller plus avant dans la confrontation avec la Russie de la Gr\u00e8ce pourrait faire sortir du bois d&rsquo;autres pays peu enthousiastes \u00e0 cette id\u00e9e : Chypre ou la Hongrie, par exemple.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #808000;\">Le risque du 9 avril<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Le deuxi\u00e8me message est plus direct : c&rsquo;est celui que la Gr\u00e8ce pr\u00e9parerait d\u00e9sormais la rupture. <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT435_com_zimbra_date\" class=\"Object\">Jeudi<\/span> 2 avril, Reuters a publi\u00e9 une information officiellement d\u00e9mentie (\u00e9videmment) par Ath\u00e8nes comme quoi, lors de la r\u00e9union de travail de l&rsquo;Eurogroupe (Euro working group) du 1er avril, le repr\u00e9sentant grec aurait inform\u00e9 ses \u00ab partenaires \u00bb que, faute d&rsquo;un accord, la Gr\u00e8ce ne paierait pas le FMI le 9 avril. <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT436_com_zimbra_url\" class=\"Object\"><a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/finance\/economics\/11513341\/Greece-draws-up-drachma-plans-prepares-to-miss-IMF-payment.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">Ce vendredi 3 avril, un article du Daily Telegraph<\/a><\/span>, sign\u00e9 Ambrose Evans-Pritchard, g\u00e9n\u00e9ralement bien inform\u00e9, affirme, de sources grecques, que le gouvernement hell\u00e9nique pr\u00e9pare concr\u00e8tement la rupture, en envisageant de prendre le contr\u00f4le des banques et d&rsquo;\u00e9mettre des \u00ab lettres de cr\u00e9ances \u00bb gouvernementales ayant valeur mon\u00e9taire. Ce serait \u00e9videmment une premi\u00e8re \u00e9tape vers une sortie de la zone euro.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #008000;\">Le temps ne joue plus pour les Europ\u00e9ens<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors, la pression s&rsquo;exerce aussi sur les Europ\u00e9ens. S&rsquo;ils poursuivent leur strat\u00e9gie de \u00ab n\u0153ud coulant \u00bb, ils risquent gros. Certes, si la Gr\u00e8ce ne paie pas le FMI le 9 avril, elle ne sera pas imm\u00e9diatement consid\u00e9r\u00e9e par l&rsquo;institution de Washington en d\u00e9faut. <span id=\"OBJ_PREFIX_DWT437_com_zimbra_url\" class=\"Object\"><a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/finance\/economics\/11509302\/Greece-threatens-international-default-without-fresh-bail-out-cash.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">Il faut un mois pour que le FMI reconnaisse qu&rsquo;une \u00ab obligation est manqu\u00e9e. \u00bb<\/a><\/span> Or, cette d\u00e9claration peut provoquer un s\u00e9isme, car alors le Fonds europ\u00e9en de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (FESF) devra l\u00e9galement r\u00e9clamer le remboursement des sommes vers\u00e9es \u00e0 la Gr\u00e8ce. Ce qu&rsquo;Ath\u00e8nes ne saurait r\u00e9aliser. Le d\u00e9faut grec envers ses cr\u00e9anciers europ\u00e9ens sera alors effectif. La Gr\u00e8ce n&rsquo;aura alors sans doute plus acc\u00e8s \u00e0 la liquidit\u00e9 de la BCE, mais les pays de la zone euro devront accepter des pertes consid\u00e9rables sur les garanties accord\u00e9es au FESF. Sans compter \u00e9videmment que la BCE devra \u00e9galement tirer un trait sur les 6,7 milliards d&rsquo;euros que la Gr\u00e8ce doit lui rembourser cet \u00e9t\u00e9.<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Subitement donc, la situation des Europ\u00e9ens est moins magnifique. Et le temps ne joue plus en leur faveur. Le pr\u00e9sident de l&rsquo;Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem ne peut plus gu\u00e8re dire, comme d\u00e9but mars, que la pression financi\u00e8re sur la Gr\u00e8ce est une bonne chose, car elle favorise les r\u00e9formes. D\u00e9sormais, elle pourrait bien mettre en danger les gouvernements de la zone euro. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment le but que visait Alexis Tsipras qui, sans doute, ne cherche pas r\u00e9ellement la rupture, mais bien plut\u00f4t un accord o\u00f9 il puisse imposer \u00ab ses \u00bb r\u00e9formes sans passer sous les fourches caudines de la logique de l&rsquo;ancienne tro\u00efka. Un prochain Euro working group est pr\u00e9vu pour le 8 avril, deux jours apr\u00e8s la visite d&rsquo;Alexis Tsipras \u00e0 Moscou et la veille de l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance du FMI. Les Europ\u00e9ens devront alors d\u00e9sormais soigneusement peser les risques qu&rsquo;ils acceptent de prendre.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #808000;\">La pression revient sur Angela Merkel<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Comme \u00e0 la veille du 20 f\u00e9vrier, Alexis TSIPRAS renvoie Angela MERKEL \u00e0 ses responsabilit\u00e9s. Il sait que la chanceli\u00e8re n&rsquo;est pas pr\u00eate \u00e0 prendre le risque d&rsquo;une sortie de la Gr\u00e8ce et de la zone euro et d&rsquo;un d\u00e9faut de ce pays sur ses engagements vis-\u00e0-vis du contribuable allemand. Ce serait politiquement tr\u00e8s risqu\u00e9. Elle a, le 20 f\u00e9vrier, d\u00e9savou\u00e9 clairement la strat\u00e9gie de Wolfgang Sch\u00e4uble qui minimisait les risques d&rsquo;un Grexit et exag\u00e9rait ses avantages. Peut-elle revenir en arri\u00e8re alors que, dans son camp politique, la grogne contre une nouvelle aide \u00e0 la Gr\u00e8ce prend de l&rsquo;ampleur ? Toute la question est l\u00e0. Alexis Tsipras a, en tout cas, plac\u00e9 la chanceli\u00e8re dans une situation difficile : ou prendre le risque politique d&rsquo;un d\u00e9faut grec ou prendre le risque politique d&rsquo;une aide \u00ab sans r\u00e9formes \u00bb \u00e0 la Gr\u00e8ce. Choix corn\u00e9lien qui va sans doute occuper la chanceli\u00e8re tout ce week-end de P\u00e2ques.<\/h3>\n<h2><span style=\"color: #008000;\">TSIPRAS Cunctator<\/span><\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Reste qu&rsquo;Alexis Tsipras, longtemps sous-estim\u00e9 par la presse \u00e9trang\u00e8re, a fait preuve d&rsquo;une intelligence strat\u00e9gique de premier plan dans cette affaire et qui n&rsquo;est pas sans rappeler celle de Fabius Cunctator, le g\u00e9n\u00e9ral romain qui usa les Carthaginois victorieux d&rsquo;Hannibal durant la deuxi\u00e8me guerre punique. Le premier ministre grec n&rsquo;est certes pas assur\u00e9 de remporter la victoire, mais il a prouv\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait un des rares dirigeants europ\u00e9ens \u00e0 pouvoir tenir t\u00eate, sur le plan tactique, \u00e0 Angela Merkel.<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span id=\"OBJ_PREFIX_DWT438_com_zimbra_url\" class=\"Object\"><a href=\"http:\/\/www.latribune.fr\/economie\/union-europeenne\/grece-comment-tsipras-a-renverse-la-situation-466309.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.latribune.fr\/economie\/union-europeenne\/grece-comment-tsipras-a-renverse-la-situation-466309.html<\/a><\/span><\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<gcse:search><\/gcse:search>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En agissant avec prudence et d\u00e9termination, Alexis TSIPRAS a su contourner la strat\u00e9gie du \u00ab\u00a0noeud coulant\u00a0\u00bb des Europ\u00e9ens. D\u00e9sormais, la pression est de nouveau sur Angela Merkel. 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