{"id":14471,"date":"2015-02-26T20:29:36","date_gmt":"2015-02-26T19:29:36","guid":{"rendered":"http:\/\/alternatifs81.fr\/?p=14471"},"modified":"2015-02-26T20:29:36","modified_gmt":"2015-02-26T19:29:36","slug":"grece-reponse-aux-sophistes-par-stathis-kouvelakis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alternatifs81.fr\/?p=14471","title":{"rendered":"Gr\u00e8ce : r\u00e9ponse aux sophistes, par Stathis Kouv\u00e9lakis"},"content":{"rendered":"<div class=\"article-content entry-content\" style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"separator\" style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/1.bp.blogspot.com\/-nx8KicxBRTE\/VO7hZMyQTqI\/AAAAAAAAJnw\/zdVPD-iFGK0\/s1600\/sts.jpg\" rel=\"lightbox[14471]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/1.bp.blogspot.com\/-nx8KicxBRTE\/VO7hZMyQTqI\/AAAAAAAAJnw\/zdVPD-iFGK0\/s1600\/sts.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"69\" border=\"0\" \/><\/a><b>Deux sophismes, ou plut\u00f4t deux sophismes et demi, circulent ces derniers temps de la part de celles et ceux qui refusent de voir la r\u00e9alit\u00e9 en face et de prendre la mesure du recul auquel Syriza a \u00e9t\u00e9 contraint, ainsi que de ces cons\u00e9quences possibles. Et je dis bien \u00ab\u00a0<i>contraint<\/i>\u00ab\u00a0, car enferm\u00e9 dans une strat\u00e9gie erron\u00e9e; je ne dis pas \u00ab\u00a0<i>trahison<\/i>\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0<i>reniement<\/i>\u00ab\u00a0, qui sont des termes moralisants et fort peu utiles pour comprendre les processus politiques.\u00a0<\/b><\/div>\n<p><b>Premier sophisme: Syriza n&rsquo;avait \u00ab\u00a0<i>pas de mandat de sortir de l&rsquo;euro<\/i>\u00ab\u00a0.S&rsquo;il \u00e9tait sur cette position, il n&rsquo;aurait pas gagn\u00e9 les \u00e9lections. Dit sous cette forme le raisonnement est absurde. Certes, mais il n&rsquo;avait pas de \u00ab\u00a0<i>mandat de sortir de l&rsquo;euro<\/i>\u00ab\u00a0. Mais il n&rsquo;avait certainement pas de mandat d&rsquo;abandonner l&rsquo;essentiel de son programme pour rester dans l&rsquo;euro! Et il n&rsquo;y a aucun doute que s&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 aux \u00e9lecteurs en disant \u00ab\u00a0<i>voil\u00e0 mon programme, mais si on voit que son application n&rsquo;est pas compatible avec le maintien dans l&rsquo;euro alors oubli\u03bfns-le<\/i>\u00a0\u00bb il n&rsquo;aurait obtenu le moindre succ\u00e8s \u00e9lectoral. Et pour cause: le maintient dans l&rsquo;euro A TOUT PRIX est exactement l&rsquo;argument de base des partis pro-M\u00e9morandum qui ont gouvern\u00e9 la Gr\u00e8ce pendant toutes ces ann\u00e9es. Et Syriza, s&rsquo;il n&rsquo;avait jamais clarifi\u00e9 sa position sur l&rsquo;euro avait toujours refus\u00e9 la logique de <i>\u00ab\u00a0l&rsquo;euro \u00e0 tout prix\u00a0\u00bb<\/i>.\u00a0<\/b><br \/>\n<!--more--><br \/>\n<b>Rappelons sur ce point que, contrairement \u00e0 ce que pensent la plupart des commentateurs les textes programmatiques de Syriza n&rsquo;excluent ni la sortie de l&rsquo;euro en tant que cons\u00e9quence impos\u00e9e par le refus des Europ\u00e9ens ni le d\u00e9faut de paiement sur la dette, mais il est vrai que ces derniers temps ces textes avaient \u00e9t\u00e9 quelque mis mis au placard.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Variante du premier sophisme: Syriza avait un double mandat: rompre avec l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 ET rester dans l&rsquo;euro. Cela sonne plus rationnel que le pr\u00e9c\u00e9dent mais rel\u00e8ve n\u00e9anmoins du sophisme. Car on fait comme si les deux termes du mandat avaient le m\u00eame poids et qu&rsquo;il est donc politiquement l\u00e9gitime, s&rsquo;il faut choisir (et il fait bien choisir, tout le probl\u00e8me est l\u00e0), de sacrifier immanquablement le premier terme (l&rsquo;euro) au d\u00e9triment du second (la rupture avec l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9). Et cela sans que le mandat en question soit trahi!\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Et pourquoi ne pourrait-on pas renverser le raisonnement en disant: \u00ab\u00a0<i>comme je me rends compte que les deux sont incompatibles, je choisis le premier volet, car au fond c&rsquo;est pour cette raison que les Grecs ont vot\u00e9 pour un parti de la gauche radicale<\/i>\u00ab\u00a0. De donner donc une pr\u00e9f\u00e9rence pour la rupture et non pour la \u00ab\u00a0<i>stabilit\u00e9<\/i>\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur le cadre existant, ce qui, on peut du moins le penser, para\u00eet plus conforme \u00e0 la mission d&rsquo;un parti de la gauche radicale, qui se r\u00e9f\u00e8re au \u00ab\u00a0<i>socialisme<\/i>\u00a0\u00bb comme \u00e0 son \u00ab\u00a0<i>but strat\u00e9gique<\/i>\u00a0\u00bb (m\u00eame si ce n&rsquo;est bien s\u00fbr pas sur l&rsquo;objectif du socialisme qu&rsquo;il a gagn\u00e9 les \u00e9lections).\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Troisi\u00e8me sophisme, celui d&rsquo;Etienne Balibar et de Sandro Mezzadra qui, de ce qui s&rsquo;est pass\u00e9, et apr\u00e8s avoir ironis\u00e9 sur la \u00ab\u00a0<i>gauche de Syriza<\/i>\u00a0\u00bb qui parlerait de \u00ab\u00a0<i>reniement<\/i>\u00a0\u00bb (personne bien entendu n&rsquo;a jamais utilis\u00e9 ces termes dans la gauche de Syriza, mais passons&#8230;), tirent la conclusion que cela montre \u00ab\u00a0<i>qu\u2019une politique de libert\u00e9 et d\u2019\u00e9galit\u00e9 ne se construira pas en Europe sur la simple affirmation de la souverainet\u00e9 nationale<\/i>\u00ab\u00a0. L&rsquo;essentiel selon eux serait d&rsquo;avoir gagn\u00e9 du temps, au prix certes de concessions ( avec la r\u00e9f\u00e9rence oblig\u00e9e \u00e0 L\u00e9nine pour garantir le radicalisme du propos), et de permettre d&rsquo;autres victoires politiques (ils mentionnent l&rsquo;Espagne) et le d\u00e9ploiement de mobilisations sur le terrain des mouvements sociaux, de pr\u00e9f\u00e9rence \u00ab\u00a0<i>transnationaux<\/i>\u00a0\u00bb (type Blockupy).\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Ici encore on nage en plein sophisme, d&rsquo;une pseudo-na\u00efvet\u00e9 confondante mais apr\u00e8s tout logique de la part d&rsquo;ardents d\u00e9fenseur du \u00ab\u00a0<i>projet europ\u00e9en<\/i>\u00a0\u00bb (certes dans une <i>\u00ab\u00a0bonne version<\/i>\u00ab\u00a0) tels que ces deux auteurs. Car bien s\u00fbr les rythmes des forces politiques et des mouvements sociaux auxquels ils se r\u00e9f\u00e8rent ne sont pas synchrones.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>D&rsquo;ici l&rsquo;\u00e9t\u00e9, le gouvernement Syriza sera confront\u00e9 \u00e0 des \u00e9ch\u00e9ances plus que pressantes et on ne voit pas en quoi le succ\u00e8s d&rsquo;une manifestation \u00e0 Francfort ou un possible succ\u00e8s de Podemos aux l\u00e9gislatives de novembre pourrait d&rsquo;ici l\u00e0 modifier la situation en sa faveur. Ce d\u00e9calage entre rythmes temporels est l&rsquo;une des modalit\u00e9s sous lesquelles se pr\u00e9sente aux acteurs de la lutte politique le caract\u00e8re strat\u00e9gique du niveau national : il est le terrain o\u00f9 se condense de fa\u00e7on d\u00e9cisive le rapport de forces entre les classes.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Ce que Balibar et Mezzadra sous-estiment gravement par ailleurs c&rsquo;est l&rsquo;effet de d\u00e9mobilisation que ne manqueront pas d&rsquo;avoir, au niveau grec interne et au niveau europ\u00e9en, la perception (qui s&rsquo;imposera terme \u00e0 tous malgr\u00e9 le battage qu&rsquo;essaient d&rsquo;organiser les d\u00e9fenseurs \u00e0 courte vue du gouvernement grec) d&rsquo;une Gr\u00e8ce et d&rsquo;un gouvernement Syriza contraints de plier l&rsquo;\u00e9chine devant les diktats aust\u00e9ritaires de l&rsquo;UE.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>D\u00e9j\u00e0 en Gr\u00e8ce le climat de mobilisation et confiance retrouv\u00e9e des premi\u00e8res semaines apr\u00e8s les \u00e9lections est loin derri\u00e8re. Ce sont le d\u00e9sarroi et une certaine confusion qui dominent actuellement. Bien s\u00fbr les mobilisations peuvent reprendre mais d&rsquo;une part elles seront cette fois dirig\u00e9es contre les choix gouvernementaux et, de l&rsquo;autre, elles ne peuvent surgir \u00ab\u00a0<i>sur commande<\/i>\u00ab\u00a0.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Conditionner un choix politique sur l&rsquo;\u00e9mergence de mouvements est plus qu&rsquo; hasardeux. C&rsquo;est une mani\u00e8re de dire qu&rsquo;il ne sera pas tenu, du fait de leur absence ou de leur insuffisance.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>En r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est en sens inverse qu&rsquo;il s&rsquo;agit de proc\u00e9der. On assume un choix de rupture, et c&rsquo;est cela qui stimule la mobilisation, laquelle poss\u00e8de ou acquiert sa propre autonomie. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs exactement ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 en Gr\u00e8ce lors de la phase de \u00ab\u00a0<i>confrontation<\/i>\u00a0\u00bb entre le gouvernement et l&rsquo;UE, entre le 5 et le 20 f\u00e9vrier, lorsque des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, de fa\u00e7on largement spontan\u00e9e et en dehors des cadres partidaires.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Par ailleurs, l&rsquo;argument du <i>\u00ab\u00a0temps gagn\u00e9<\/i>\u00a0\u00bb rel\u00e8vent en l&rsquo;occurrence de l&rsquo;illusion. Pendant ces quatre mois de suppos\u00e9 \u00ab\u00a0<i>r\u00e9pit<\/i>\u00ab\u00a0, Syriza sera en r\u00e9alit\u00e9 oblig\u00e9 de se mouvoir dans le cadre actuel, donc de le consolider en mettant en oeuvre une bonne part de ce que la Tro\u00efka (relook\u00e9e en \u00ab\u00a0<i>Institutions<\/i>\u00ab\u00a0) exige, et en \u00ab\u00a0<i>reportant<\/i>\u00a0\u00bb l&rsquo;application des mesures-phares de son programme, celles qui lui auraient justement permis de \u00ab\u00a0<i>faire la diff\u00e9rence<\/i>\u00a0\u00bb et de cimenter l&rsquo;alliance sociale qui l&rsquo;a port\u00e9 au pouvoir.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Ce \u00ab\u00a0temps gagn\u00e9\u00a0\u00bb risque fort en effet de s&rsquo;av\u00e9rer comme du \u00ab\u00a0temps perdu\u00a0\u00bb, qui d\u00e9stablisera la base de Syriza tout en permettant aux adversaires (notamment \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame-droite) de regrouper leurs forces et de se pr\u00e9senter comme les seuls partisans d&rsquo;une \u00ab\u00a0<i>vraie rupture avec le syst\u00e8me\u00a0\u00bb<\/i>.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Relevons \u00e9galement que, malgr\u00e9 le d\u00e9go\u00fbt qu&rsquo;inspire toute r\u00e9f\u00e9rence nationale \u00e0 des mordus de l&rsquo;europ\u00e9isme comme Balibar et Mezzadra, que les succ\u00e8s politiques auxquelles eux-m\u00eames se r\u00e9f\u00e8rent, ceux de Syriza ou de Podemos, sont non seulement des victoires dans le cadre national, qui ne modifient le rapport de forces que parce qu&rsquo;elles permettent \u00e0 des forces politiques de gauche radicale d&rsquo;acc\u00e9der aux leviers d&rsquo;un Etat national, mais aussi que ces succ\u00e8s se sont pour une part d\u00e9terminante construits sur la revendication de la souverainet\u00e9 nationale, dans un sens d\u00e9mocratique, populaire, non-nationaliste, et ouvert sur autrui.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Le discours \u00ab\u00a0<i>national-populaire<\/i>\u00ab\u00a0, et les r\u00e9f\u00e9rences au \u00ab\u00a0patriotisme\u00a0\u00bb abondent, de fa\u00e7on parfaitement assum\u00e9e dans les discours de Tsipras et d&rsquo;Igglesias, comme abondent les drapeaux nationaux (grec ou r\u00e9publicain dans le cas de l&rsquo;Espagne, sans mentionner ceux des nationalit\u00e9s de l&rsquo;Etat espagnol dans son ensemble) parmi les foules et les mouvements \u00ab\u00a0<i>autonomes<\/i>\u00a0\u00bb (pour reprendre le terme de Mezzadra et Balibar) qui remplissent les rues et les places de ces pays. Plus que tout autre \u00e9l\u00e9ment, cela montre que le r\u00e9f\u00e9rent national est, tout particuli\u00e8rement dans les pays domin\u00e9s de la p\u00e9riph\u00e9rie europ\u00e9enne, un terrain de luttes que dans des pays comme l&rsquo;Espagne ou la Gr\u00e8ce des forces progressistes ont r\u00e9ussi \u00e0 h\u00e9g\u00e9moniser, pour un faire l&rsquo;un des moteurs les plus puissants de leur succ\u00e8s.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>C&rsquo;est sur cette base que peut se construire un v\u00e9ritable internationalisme, et non sur le discours creux, enti\u00e8rement d\u00e9connect\u00e9 des r\u00e9alit\u00e9s concr\u00e8tes de la lutte politique, d&rsquo;un niveau cens\u00e9e \u00eatre d&#8217;embl\u00e9e et sans m\u00e9diation \u00ab\u00a0<i>europ\u00e9en<\/i>\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0<i>transnational<\/i>\u00ab\u00a0.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Une derni\u00e8re chose enfin pour conclure: il y a bien un \u00e9l\u00e9ment de v\u00e9rit\u00e9 dans les deux premiers sophismes, quant au \u00ab\u00a0<i>mandat<\/i>\u00a0\u00bb pour la sortie de l&rsquo;euro. Cet \u00e9l\u00e9ment est qu&rsquo;il y avait bien une contradiction dans l&rsquo;approche dominante de Syriza qui \u00e9clate maintenant au grand jour.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>L&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une rupture avec l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 et avec le fardeau de la dette dans le cadre europ\u00e9en actuel a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9chec de fa\u00e7on on ne peut plus claire. Dans un cas pareil, il est vital de tenir le langage de la sinc\u00e9rit\u00e9 et de l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 et de commencer par admettre qu&rsquo;il y a \u00e9chec, donc besoin de rediscuter de la strat\u00e9gie la plus adapt\u00e9e pour tenir ses engagements et sortir le pays de l&rsquo;orni\u00e8re tout en envoyant un message de combat \u00e0 tou-te-s ceux\/celles, et ils sont fort nombreux\/ses, qui avaient mis\u00e9 sur \u00ab\u00a0<i>l&rsquo;espoir grec\u00a0\u00bb<\/i> et qui refusent, \u00e0 juste titre, de s&rsquo;avouer aujourd&rsquo;hui vaincu-e-s.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b><span style=\"color: #0000ff;\">Londres, 25 f\u00e9vrier 2015<\/span> <\/b><\/div>\n<gcse:search><\/gcse:search>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux sophismes, ou plut\u00f4t deux sophismes et demi, circulent ces derniers temps de la part de celles et ceux qui refusent de voir la r\u00e9alit\u00e9 en face et de prendre la mesure du recul auquel Syriza a \u00e9t\u00e9 contraint, ainsi que de ces cons\u00e9quences possibles. 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